Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, en complet, s’adresse au public à l’aide d’un microphone sur scène, tandis que des étudiantes et étudiants l’écoutent et qu’une personne se tient devant un micro dans la salle.
Ottawa (Ontario) – Le lundi 30 mars, Tiff Macklem, gouverneur de la Banque du Canada, a rencontré au pavillon Desmarais de l’Université d’Ottawa les membres du microprogramme en marchés financiers de l’École de gestion Telfer, ainsi qu’un groupe choisi d’étudiantes et étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs. Il a expliqué comment la Banque du Canada aide à renforcer la résilience économique dans un contexte d’incertitude entourant le commerce international, intègre les tendances mondiales émergentes à la planification de la politique monétaire et concilie des priorités concurrentes lorsqu’elle prend des décisions qui visent à soutenir la population canadienne.
Il est également revenu sur la manière dont la Banque du Canada s’adapte aux transformations de la scène économique, tant au pays qu’à l’échelle mondiale. Le gouverneur s’est penché sur des thèmes importants touchant la politique monétaire, la stabilité financière, les négociations autour de l’ACEUM, la confiance de la population et les changements structurels dans l’économie canadienne. En filigrane revenait l’idée de la « certitude en temps d’incertitude » : un concept mis de l’avant de façon persistante par le gouverneur et son équipe, tant en période de turbulence qu’en phase de stabilité. Il a souligné que bien que les tendances à court terme liées à la macroéconomie, au contexte géopolitique et à l’intelligence artificielle puissent être source d’imprévisibilité, les décisions de politique publique doivent aussi tenir compte de mutations économiques plus profondes et durables.
La question de la reddition de comptes était également au cœur de la discussion. Selon Tiff Macklem, il demeure crucial que peu importe le secteur, les dirigeantes et dirigeants se responsabilisent face à la population canadienne, tout particulièrement compte tenu des multiples transformations en cours – marché du travail (IA), collectivités (changements démographiques) et relations avec les États-Unis. À la Banque du Canada, la responsabilisation implique de toujours faire preuve de transparence, de bien s’informer et d’être en mesure de diffuser des connaissances qui favorisent la compréhension du public et éclairent la prise de décision.
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En rapprochant les notions de reddition de comptes et d’incertitude, le gouverneur a expliqué que l’objectif ultime demeure de renforcer la résilience et les assises économiques du Canada. Pour accroître la résilience, il faut réduire les obstacles au commerce entre les provinces, donner plus de moyens aux petites et moyennes entreprises (PME) du pays, stimuler l’adaptation et l’innovation en matière de technologies de pointe et d’IA ainsi qu’améliorer la capacité du Canada à collaborer et à commercer avec d’autres économies mondiales.
La discussion a inspiré la réflexion chez les étudiantes et étudiants, leur permettant de mieux comprendre comment des institutions comme la Banque du Canada composent avec l’incertitude à l’aide de stratégies d’adaptation et d’une approche de communication transparente. La disponibilité du gouverneur à échanger directement avec les étudiantes et étudiants et à répondre à des questions difficiles s’inscrit dans une initiative plus vaste pour nourrir le dialogue entre les décisionnaires politiques et la relève dirigeante en affaires. Son intervention a rappelé l’importance d’un style de leadership informé et posé en période de changement, de même que le rôle collectif que joue la population canadienne dans la construction d’une économie résiliente pour l’avenir.
Texte signé par : Inigo Benigno Aquino, rédacteur en chef du journal

