De nombreuses personnes entreprennent un programme de MBA pour cadres dans l’espoir de donner un coup d’accélérateur à leur carrière. Certaines visent des postes haut placés, d’autres souhaitent approfondir leurs connaissances en affaires ou élargir leur réseau professionnel. Derek Quesnel, quant à lui, rêvait de créer sa propre entreprise.
Aujourd’hui, près de dix ans après l’obtention de son MBA pour cadres de Telfer, il est à la tête de Blue Ocean CRM, un cabinet de services-conseils dans le domaine de la santé qu’il a fondé seul et qui compte aujourd’hui une cinquantaine de professionnelles et professionnels à temps plein et contractuels. L’entreprise sert une clientèle canadienne et américaine et s’est classée au 64e rang du classement du Globe and Mail des entreprises à forte croissance pour 2024.
Ce qui rend le parcours de Derek Quesnel particulièrement intéressant, c’est qu’il a jeté les bases de son entreprise dans ses cours du MBA pour cadres. Son projet de développement des affaires (PDA), l’un des six projets de consultation à remettre dans le programme, a finalement donné naissance à son entreprise.
Un MBA pour cadres à des fins entrepreneuriales
Au moment de son inscription au programme de MBA pour cadres de Telfer, en 2015, Derek Quesnel était directeur des Pages Jaunes à Ottawa. Il menait une belle carrière, mais il avait envie de changement. « J’ai commencé le MBA pour cadres parce que je voulais fonder une entreprise, dit-il. J’avais envie de prendre un virage dans ma carrière. » Sa décision était motivée par des ambitions professionnelles et personnelles. Il avait un diplôme d’études collégiales et voulait un diplôme universitaire pour ouvrir de nouveaux horizons professionnels.
Or, au début du programme, il n’avait pas encore établi de plan d’affaires. Il avait bien une idée : il avait une expérience de travail avec Salesforce et voulait créer sa propre entreprise. Il avait simplement besoin de déterminer si son projet était viable et de se doter des outils nécessaires pour le concrétiser. Il a trouvé ce qu’il cherchait dans le programme de MBA pour cadres de Telfer.
Une jeune entreprise née d’un projet d’études
Derek Quesnel a commencé son projet de développement des affaires au cours de l’été 2016. Il s’agissait d’évaluer la faisabilité du lancement de son entreprise de services-conseils. Les retombées de ce projet ont dépassé le cadre universitaire. « Ma recherche a démontré que j’avais intérêt à bien connaître ce type d’entreprise », explique-t-il.
Sa réflexion l’a amené à prendre une décision stratégique qui allait complètement changer son avenir. Pendant le programme de MBA pour cadres, il a quitté son poste de direction dans une entreprise de publicité pour se joindre à Solutions GURUS, un cabinet de services-conseils pour Salesforce établi à Montréal, qui ressemblait de près à l’entreprise qu’il rêvait de mettre sur pied. Sa stratégie? Gagner de l’expérience en services-conseils avant de se lancer en affaires. « Je me suis dit que je devais d’abord exercer la profession avant de créer une entreprise », dit-il.
Son travail à Solutions GURUS lui a permis d’approfondir son expertise technique de Salesforce tout en observant le fonctionnement d’une organisation de services professionnels. Ses apprentissages en classe combinés à son étude du marché et de ses observations sur le terrain lui ont procuré ce dont a besoin toute personne entrepreneuse : des données probantes.
« En faisant des recherches pour mon projet de développement des affaires, j’ai recueilli des données pour appuyer ma décision de lancer une entreprise de services-conseils. Avant le projet, c’était seulement une idée qui me semblait valable. »
La validation
Le projet de développement des affaires a aidé Derek Quesnel à trouver des réponses à des questions clés.
Y a-t-il une demande suffisante?
Qui sont les concurrents?
Quelle est la taille du marché?
Quels sont les tarifs appliqués?
Comment faire pour que son entreprise se distingue des centaines de concurrents?
Les conclusions ont été encourageantes. « Ma recherche m’a confirmé la viabilité de mon projet d’entreprise », affirme-t-il. Elle lui a aussi brossé un tableau réaliste des facteurs de réussite. Au-delà des possibilités, il lui faudrait travailler d’arrache-pied les premières années.
Trouver un avantage concurrentiel
Son projet lui a notamment appris qu’il était essentiel de se distinguer de la concurrence.
En effet, le marché des services-conseils relatifs à Salesforce était déjà bien encombré. Une jeune entreprise généraliste aurait eu beaucoup de mal à percer dans ce contexte. À la lumière de sa recherche et de son expérience personnelle, Derek Quesnel a donc choisi une niche : les soins de santé. Comme Solutions GURUS avait déjà une importante clientèle dans ce domaine, il a pu se familiariser avec les problèmes et le contexte qui lui sont propres. À ce poste, il a acquis de l’expérience, noué des relations avec des professionnelles et professionnels du domaine des soins de santé et acquis des connaissances sur ce marché. Sa stratégie était simple : au lieu de viser tous azimuts, Blue Ocean serait un cabinet spécialisé.
Cette stratégie demeure au cœur de son entreprise, qui sert aujourd’hui des établissements de soins de santé, des fabricants de dispositifs médicaux, des sociétés pharmaceutiques, des établissements de soins de longue durée et des associations professionnelles de la santé. Derek Quesnel a compris que le succès en entrepreneuriat dépend aussi bien de ce qu’on décide de laisser de côté que de ce qu’on choisit de faire.
Derek QuesnelLes leçons du MBA pour cadres appliquées aux décisions d’affaires
Certes, le projet de développement des affaires lui a procuré une bonne assise, mais Derek Quesnel précise que de nombreux aspects du programme de MBA pour cadres lui ont été utiles pour lancer et faire croître son entreprise. Les cours sur la finance d’entreprise l’ont aidé à évaluer les possibilités de financement et à comprendre les réalités de l’exploitation d’une petite entreprise. De plus, il applique encore aujourd’hui les principes de comptabilité qu’il a appris. « Je consulte QuickBooks tous les jours pour garder un œil sur mes flux de trésorerie », dit-il. Les conférences offertes dans le programme, parfois par des entrepreneuses et entrepreneurs, ont été riches en enseignements qu’il continue d’appliquer. Les discussions sur les propositions de valeur, l’agilité et la position concurrentielle ont orienté sa réflexion au moment d’entrer sur le marché. Il se souvient en particulier d’une question posée à sa classe durant une conférence : qu’est-ce qui inciterait un client à choisir une petite entreprise de services-conseils au lieu d’une grande, mieux établie dans le secteur?
La réponse est au centre de la stratégie de Blue Ocean. L’entreprise s’est distinguée par sa spécialisation, son service personnalisé, sa flexibilité et sa grande expertise en matière de santé et de sciences de la vie. Les leçons apprises en classe se sont traduites dans ses décisions d’entrepreneur.
Des projections à la réalité
La réalisation de son projet d’entreprise a demandé beaucoup de temps et de travail. À partir des conclusions de son PDA, il a demandé l’avis de mentores et mentors et de conseillères et conseillers en affaires. L’un des conseils qu’il a reçus lui a été particulièrement utile à ses débuts : se fixer des objectifs à court terme au lieu d’essayer de prédire l’avenir. Ainsi, plutôt que d’établir des prévisions quinquennales, il s’est concentré sur les besoins de son entreprise pendant les trois premiers mois. Et ces besoins étaient relativement modestes. Comme toute entreprise de services-conseils, Blue Ocean avait besoin de technologies, de certifications, de licences logicielles et de fonds suffisants pour démarrer et soutenir les activités le temps de se constituer une clientèle et d’engranger des revenus. Derek Quesnel a puisé dans ses économies et pris un poste d’enseignant dans un collège pour avoir un revenu. « L’évolution a été très lente la première année », se souvient-il. Comme bien des entrepreneuses et entrepreneurs, il avait besoin d’un grand soutien à la maison. « Ma femme était assez inquiète, confie-t-il. Mais heureusement, elle m’a beaucoup soutenu et m’a aidé dans certaines tâches au début. »
La lente évolution d’une entreprise
Pendant les trois premières années, Derek Quesnel était le seul employé. Il vendait les projets, offrait les services, cherchait des clients et gérait toutes les activités. La croissance a été progressive, mais stable. Au bout de la troisième année, l’entreprise générait des centaines de milliers de dollars, et il a pu confier une partie du travail en sous-traitance. À ce moment, il a commencé à professionnaliser l’entreprise. Il a établi une stratégie de marque, amélioré son marketing, mis en place des méthodes de gestion des projets et structuré les processus.
Aujourd’hui, la clientèle de Blue Ocean s’étend sur toute l’Amérique du Nord. Les États-Unis représentent environ 40 % de ses recettes; le Canada reste son principal marché, puisque l’équipe et le modèle de services de l’entreprise sont ancrés dans une expertise canadienne.
Composer avec les perturbations
Ironiquement, le plus grand défi auquel Blue Ocean fait face aujourd’hui n’existait pas encore lorsque Derek Quesnel a réalisé son projet de développement des affaires : l’intelligence artificielle. Elle représente maintenant un facteur de poids dans sa stratégie et ses activités. En tant que chef d’entreprise, il voit à la fois les possibilités et les perturbations qu’apporte l’IA. D’un côté, elle améliore la productivité de son équipe, accélère le développement de logiciels, automatise la consignation de l’information et simplifie la recherche. De l’autre, elle modifie les attentes des clients et transforme le secteur des logiciels que sert Blue Ocean.
Or, au lieu de résister au changement, l’entreprise s’y est adaptée. Elle a ajouté à son offre l’orchestration de l’IA, l’intégration de données et les technologies émergentes qui aident les organisations à gérer des écosystèmes numériques complexes.
Une feuille de route pour les entrepreneuses et entrepreneurs en herbe
Derek Quesnel estime que le programme de MBA pour cadres lui a apporté bien plus qu’un diplôme : un environnement structuré qui lui a permis de valider un concept d’entreprise, d’établir un plan, d’obtenir des conseils éclairés et de développer les compétences financières, stratégiques et en leadership requises pour se lancer en affaires. Près de dix ans plus tard, ce projet produit toujours des résultats.
Il a fait de son travail en classe un plan d’affaires. Il a fait de ce plan d’affaires une jeune entreprise. Et il a fait de cette jeune entreprise un cabinet de services-conseils reconnu partout au pays.
Au sujet de l'autrice ou de l'auteur — Jennifer Hyland
Jennifer est chargée d’établir et d’entretenir le lien entre le programme de MBA pour cadres et ses diplômées et diplômés de multiples façons : création de possibilités de réseautage, aide à la recherche d’emploi, promotion de la participation, mise à jour de la base de données, communications et aide à la planification et au déroulement des activités destinées à la communauté diplômée. Elle travaille également avec la direction sur des projets spéciaux, en plus d’organiser la collation des grades et de gérer le programme de recommandation du MBA pour cadres de Telfer. Diplômée de l’Université d’Ottawa, elle détient un baccalauréat ès arts spécialisé en English avec une mineure en théâtre ainsi qu’un baccalauréat en éducation.
Le programme de MBA pour cadres de Telfer offre un cadre flexible de cours en ligne et en personne qui permet de concilier le travail, la vie personnelle et l’évolution de la carrière.
Réalisés auprès de véritables clients, les projets de consultation du MBA pour cadres de Telfer renforcent la confiance en soi et le leadership des cadres tout en propulsant leur carrière.
Le MBA pour cadres de Telfer, un coup de pouce immédiat dans votre carrière. L’apprentissage appliqué allie la théorie et la pratique pour vous permettre de vous épanouir et de réussir comme leader.