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Carrefour du savoir Telfer

Les humains du Laboratoire Triple I - Nina


Une salle de réunion avec une table et douze chaises. Un grand texte jaune indiquant « Les humains du Laboratoire Triple I » apparaît en haut, au centre, et le logo du laboratoire Triple I se trouve à gauche du texte.

La série Les humains du Laboratoire Triple I met en lumière les étudiants aux cycles supérieurs et au premier cycle qui mènent des recherches au sein du laboratoire Triple I. Nous avons le plaisir de vous présenter Nina, candidate au doctorat en gestion à l’Université Concordia. Les recherches de Nina portent sur la façon dont la prévisibilité influence l’expérience du stress lié au travail chez les employés. S’appuyant sur sa formation en neurosciences (B. Sc.) et en gestion (M. Sc.), elle adopte une approche multiméthode pour étudier l’évaluation du stress, notamment à l’aide de mesures physiologiques en laboratoire.

Pourquoi as-tu décidé de poursuivre un doctorat ?

J’ai décidé de poursuivre un doctorat à la fois par plaisir et pour les possibilités de carrière qu’il offre ! J’étudie le stress lié au travail, la résilience et l’épuisement professionnel - des sujets qui me passionnent énormément. Pouvoir lire, écrire et parler chaque jour de thèmes qui me tiennent à cœur est un privilège incroyable. Un autre facteur important était les perspectives professionnelles : toutes les carrières qui m’intéressaient lorsque j’ai postulé, dans le milieu universitaire ou ailleurs, bénéficiaient des qualifications et des compétences acquises pendant un doctorat.

Sur quoi portent tes recherches ?

J’étudie les évaluations du stress (« stress appraisals ») - pourquoi un même facteur de stress peut être perçu comme un défi stimulant par une personne, ou dans un certain contexte, mais comme un obstacle dans un autre. Mes recherches visent à identifier les conditions qui influencent ces différentes évaluations. Dans ma thèse de doctorat, j’examine le rôle de la prévisibilité en étudiant comment le fait de connaître - ou non - à l’avance les exigences du travail influence ces évaluations. Mon mémoire de maîtrise portait sur une question similaire sous l’angle du leadership, en analysant comment les leaders transformationnels influencent l’expérience du stress chez les employés.

Quel type d’impact tes résultats de recherche auront-ils ?

Mes recherches contribuent à mieux comprendre comment rendre le travail plus positif. Le fait de percevoir son travail comme un défi plutôt qu’un obstacle est associé à une plus grande motivation, satisfaction et un meilleur bien-être. Mon travail permet de mieux comprendre quand et pourquoi nos expériences du travail diffèrent. Si la prévisibilité est une condition qui fait passer les évaluations du stress d’un obstacle à un défi, les organisations peuvent agir sur cet aspect en structurant les rôles, en communiquant les attentes et en gérant le changement.

Une réserve importante : les exigences perçues comme des défis restent stressantes et coûteuses, et il ne faut donc pas alourdir la charge de travail sous prétexte d’offrir des occasions de « développement ». Mes recherches visent plutôt à aider à créer des conditions dans lesquelles les exigences déjà présentes paraissent significatives et gérables, plutôt qu’arbitraires et accablantes.

Nina assise dehors.
Qu’est-ce qui t’a amenée à choisir Telfer / l’Université d’Ottawa ?

J’ai complété ma maîtrise en gestion à Telfer et je poursuis maintenant un doctorat en gestion à l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia. Je suis reconnaissante d’être encore liée à Telfer grâce au Labo Triple I, que j’utilise présentement pour mes recherches.

Qu’aimes-tu le plus dans le fait d’être doctorante ?

La variété du travail que tu peux faire pendant un doctorat, la lecture, la rédaction, la collecte et l’analyse de données, l’enseignement, ainsi que la participation à des conférences ou à des présentations. Même si tu peux parfois consacrer de longues périodes à une même tâche, on ne reste jamais longtemps sur la même tâche avant de passer à autre chose, et il y a toujours de nouvelles choses à apprendre.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui envisagent de poursuivre une maîtrise ou un doctorat ?

Choisis un bon directeur ou une bonne directrice de recherche et apprends à écrire.

Ton directeur ou ta directrice de recherche est la décision la plus importante que tu prendras, plus encore que l’université ou le programme, car tu travailleras de très près avec cette personne et pendant longtemps. Tu veux quelqu’un qui s’intéresse sincèrement à ton développement et avec qui tu auras plaisir à travailler.

L’écriture est une compétence extrêmement précieuse pendant un doctorat. Tu la développeras au fil du temps, mais il vaut aussi la peine d’investir du temps pour apprendre à rédiger de bonnes demandes de subvention et à communiquer efficacement ta recherche, notamment en lisant des livres sur l’écriture et en participant à des ateliers. Cela t’aidera à avoir davantage d’opportunités, de financement et à participer à des conférences.

Quel est ton endroit ou ton équipement préféré au Labo Triple I, et pourquoi ?

J’utilise le système BIOPAC pour recueillir des données physiologiques en temps réel (ECG, EDA et respiration) pendant que les participants réalisent des tâches expérimentales. Ce que j’aime particulièrement, c’est que cela me permet d’aller au-delà des auto-évaluations : au lieu de simplement demander aux personnes à quel point elles se sentent stressées, je peux observer directement la façon dont leur corps réagit au moment même. Dans le cadre de ma recherche doctorale sur l’évaluation du stress en milieu de travail, cela me permet d’examiner comment différents types d’exigences professionnelles se traduisent dans les réactions physiologiques du corps.

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