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Carrefour du savoir Telfer

Prix Telfer 2026 : les prix Jeune Phénix


Les prix Telfer présentés sur une nappe noire avec le logo Telfer.

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Chaque année, l’École de gestion Telfer remet le prix Jeune Phénix à des diplômées et diplômés remarquables de moins de 40 ans qui s’illustrent par leur excellence professionnelle, changent les choses dans leurs communautés et s’impliquent activement auprès de leur alma mater. 

Dans la deuxième partie de cette série sur les prix 2026, nous célébrons les réalisations de trois étoiles montantes et découvrons en quoi leur expérience à Telfer a jeté les bases de leur réussite. 


Jessy Desjardins (B.Com. 2019) : Réinventer l’urbanisme à l’ère moderne

Jessy Desjardins
Jessy Desjardins est chef exécutif, Produit et Marque chez Brigil. À ce poste, il supervise les projets immobiliers depuis la conception urbanistique et architecturale jusqu’à leur mise en marché. Après l’obtention de son diplôme de Telfer, en 2019, il a été président de la plus vaste campagne de financement environnemental dans la région de l’Outaouais, qui a récolté 2 millions de dollars au profit de la Fondation Forêt-Boucher. Il a également piloté le réaménagement de l’un des plus anciens centres commerciaux de Gatineau, Espace Canevas, pour en faire un pôle dynamique qui accueille des commerces locaux et des activités communautaires. 

Quelle a été votre expérience d’apprentissage la plus marquante à l’École de gestion Telfer? 

À mon entrée à Telfer, en 2015, je n’avais pas encore choisi mon avenue professionnelle. J’avais décidé d’arrêter le ski acrobatique, et je cherchais ce qui pourrait me passionner. Pendant cette transition, je n’étais pas très assidu dans mes études, et mes notes en ont souffert. J’ai été mis en probation, mais avec l’aide des conseillères et conseillers de Telfer, j’ai réussi à me remettre sur les rails. C’est sans doute la meilleure leçon que j’ai apprise, et elle a renforcé ma résilience. C’est important de reconnaître ses échecs et d’en tirer des enseignements. Car la vie nous en réserve d’autres. 

Quel a été le point de départ de votre parcours professionnel actuel? 

Comme beaucoup de personnes de ma génération, je rêvais depuis l’enfance de faire quelque chose pour l’environnement. Je voulais étudier le développement durable. Or, j’ai vite compris que tout dépend de notre façon de construire nos villes et de vivre au quotidien. Le meilleur moyen de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de créer des espaces plus propices au bonheur et à la santé, c’est de concevoir des villes et un mode de vie qui intègrent les transports publics et actifs, resserrent le tissu social et favorisent la densité culturelle. C’est pourquoi j’ai décidé d’étudier en finance, dans l’espoir de pouvoir travailler au sein de notre entreprise familiale de développement urbain. 

Jessy Desjardins discute avec un homme âgé lors d’un événement en plein air.

Quel a été l’un de vos plus grands défis professionnels, et comment l’avez-vous relevé? 

La conception de collectivités centrées sur les personnes dans une culture axée sur la voiture. Il faudra sans doute plusieurs générations pour relever ce défi. En Amérique du Nord, nous subissons encore les conséquences des décisions prises dans les années 1950, quand l’industrie automobile a redessiné les villes pour les voitures au détriment des gens. Ce virage a accru les coûts des infrastructures et du transport, la pollution atmosphérique, les problèmes de santé et l’isolement social. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on voit maintenant le vent tourner. 

Lorsqu’on vit dans un milieu centré sur la personne, on comprend mieux l’organisation de nos villes, et nos attentes évoluent. Amsterdam l’a fait dans les années 1970, Copenhague lui a emboîté le pas dans les années 1980, donc nous pouvons le faire en 2026.

Comment établissez-vous des liens avec la prochaine génération de leaders communautaires et de chefs d’entreprise?

Les villes qui ont réussi à établir des liens avec les leaders et les nouvelles générations ont mis en place les conditions propices à ce rapprochement. À Canevas et sur nos autres sites, nous cherchons toujours à nouer des partenariats avec des leaders communautaires pour organiser des événements et des rassemblements. C’est là que le dialogue s’engage, que les gens rencontrent leurs voisins et apprennent à se connaître. 

Découvrez comment Canevas trouve l’inspiration pour créer des environnements centrés sur la personne avec Jessy Desjardins et son équipe à Copenhague : Canevas à Copenhague (YouTube). 

Hakim Garuba (B.Com. 2013) : Un parcours tracé par la résilience 

Hakim Garuba
Hakim Garuba est vice-président à la croissance et à l’analyse de données à Knix, la première marque canadienne de sous-vêtements étanches. Après l’obtention de son baccalauréat en sciences commerciales (option en marketing) de Telfer en 2013, il a propulsé le nombre d’abonnements à Paramount+ au Canada à plus de deux millions et fondé Stallion Marketing, une entreprise de marketing axé sur la croissance. Il a ensuite été directeur du marketing au Black Wealth Club, qui fait partie de l’Alliance pour le leadership afrodescendant, et il siège maintenant au conseil de leadership éclairé de l’Association canadienne du marketing.

Quelle a été votre expérience d’apprentissage la plus marquante à l’École de gestion Telfer? 

La simulation de marketing StratX a été une expérience mémorable pour moi. Il s’agissait de diriger une entreprise virtuelle en équipe, de prendre des décisions relatives aux tarifs, aux produits et aux canaux stratégiques en fonction de l’évolution du marché. Mon équipe a terminé première, et je me souviens de l’effervescence qui régnait. Il fallait déployer des trésors de créativité pour positionner le produit, établir des prévisions pour appuyer les décisions, comprendre les véritables attentes de la clientèle et essayer de prédire ce qu’allaient faire nos concurrents, le tout en très peu de temps. Même s’il s’agissait d’une simulation, l’enjeu était très élevé, et j’ai été étonné de prendre autant de plaisir à exercer ma créativité et mon esprit d’analyse. Ça m’a confirmé mon désir de faire carrière en marketing. 

Quel a été le point de départ de votre parcours professionnel actuel? 

Mon parcours n’a pas commencé par le marketing. Je suis d’abord entré en sciences biopharmaceutiques à l’Université d’Ottawa, mais mes notes et mon manque d’intérêt m’ont fait comprendre que je n’étais pas au bon endroit. Par contre, j’excellais dans mes cours au choix en sciences commerciales. Je suis donc passé à Telfer, où j’ai découvert le marketing numérique. C’était la première fois que je faisais preuve de résilience : au lieu de m’obstiner à poursuivre dans une mauvaise direction, j’ai changé de cap. À ce moment, j’ai perdu mon emploi de vendeur parce que je n’avais pas atteint mes objectifs. J’ai été engagé chez Halogen Software, où je me suis découvert une passion pour le marketing de croissance. J’ai entrepris une maîtrise à l’Université Queen’s, puis j’ai travaillé chez Google, Square et Paramount, et enfin Knix, où je suis toujours. En plus de dix ans, j’ai touché à quatre secteurs d’activité et suivi un parcours qui ne semble droit qu’avec le recul. 

Hakim Garuba posant avec un groupe lors d'un événement organisé à l'intérieur.
Quel a été l’un de vos plus grands défis professionnels, et comment l’avez-vous relevé?

En 2020, j’ai quitté Google pour me consacrer à temps plein à Stallion Marketing. Mais la pandémie a frappé juste après, et l’entreprise n’a pas pris son essor comme prévu. J’ai dû regarder les choses en face : je devais trouver un emploi. J’ai donc accepté un poste de responsable du marketing axé sur le rendement chez Square, et c’est l’une des meilleures décisions de ma carrière. J’ai continué de développer Stallion Marketing en plus de mon emploi à temps plein, et en janvier 2021, j’ai lancé mon entreprise, qui existe toujours. 

Un revers n’est pas un échec si on accepte de modifier sa trajectoire et de continuer d’avancer.

Comment établissez-vous des liens avec la prochaine génération de leaders communautaires et de chefs d’entreprise? 

J’ai été directeur du marketing au Black Wealth Club. Ce lieu rassemble des leaders noirs montants, des conférencières et conférenciers et des professionnelles et professionnels pour aiguiser leur leadership et leur sens des affaires. J’ai aussi participé au programme de mentorat du MBA de Telfer. Aujourd’hui, avec Stallion Marketing, j’ai régulièrement des conversations sur le cheminement de carrière, j’examine des CV, je discute de décisions professionnelles difficiles et je recommande parfois des personnes au sein de mon réseau. Le message que je m’efforce de transmettre, c’est qu’il faut faire preuve de résilience et d’authenticité, et faire ce qui nous passionne tout en aidant les autres.

Jasmine Meaux (B.Com. 2009) : Le choix d’un parcours non linéaire 

Portrait de Jasmine Meaux
Jasmine Meaux est conseillère en gestion de patrimoine privé chez Goldman Sachs. Après l’obtention de son baccalauréat en sciences commerciales (option en finance) de Telfer en 2009, elle a mené une carrière variée dans le secteur des services bancaires d’entreprises et d’investissement, des marchés financiers et de la gestion du patrimoine privé. Elle sert une clientèle de sociétés d’énergie et de familles fortunées et élève ses trois enfants avec son mari, Mark, à Houston, au Texas. 

Quelle a été votre expérience d’apprentissage la plus marquante à l’École de gestion Telfer? 

Il y en a deux. D’abord, mon rôle d’assistante d’enseignement dans plusieurs cours m’a enseigné que pour bien comprendre une notion, il faut savoir l’expliquer clairement à quelqu’un; cette leçon, je l’applique dans chaque conversation avec mes clients. Ensuite, au cours de ma dernière année, la simulation du cours Management stratégique m’a initiée à la prise de décisions sous pression et malgré l’incertitude. La compréhension approfondie et la capacité de garder mon sang-froid dans les moments déterminants m’ont procuré de solides bases pour la suite de mon parcours. 

Quel a été le point de départ de votre parcours professionnel actuel? 

Ma passion pour la finance s’est développée tardivement, mais dès que j’ai eu le déclic, je me suis investie pleinement – j’ai tissé un réseau, forgé ma réputation et trouvé un emploi dans une banque d’investissement à Calgary. Ce milieu m’a transformée. L’industrie pétrolière et gazière attire des gens qui ont l’esprit d’entreprise, et le travail à leur contact a aiguisé mon instinct commercial et m’a inspiré du respect pour la capacité de construire quelque chose. À partir de ce moment, j’ai suivi un parcours non linéaire, de la finance d’entreprise aux produits structurés, puis à la gestion de patrimoine privé. Mais à mes yeux, c’est un atout. 

Chaque chapitre de mon parcours m’a appris ce que je devais savoir pour passer au suivant, et au bout du compte, ce parcours non linéaire m’a mieux préparée pour cette carrière que l’aurait fait un parcours linéaire.

Un groupe d'étudiant pose devant un tableau vert de classe
Quel a été l’un de vos plus grands défis professionnels, et comment l’avez-vous relevé? 

Le passage de la finance d’entreprise à la gestion de patrimoine privé a été la chose la plus difficile et gratifiante de ma carrière. J’ai dû repartir à zéro dans une profession qui exige des compétences totalement différentes – moins transactionnelles et plus relationnelles. J’ai décidé de changer de cap parce que ce travail me semblait mieux correspondre à ce que je voulais être, c’est-à-dire une véritable partenaire pour des personnes qui doivent prendre de grandes décisions, et non plus une simple exécutante de transactions. J’ai entamé cette transition avec humilité, j’ai persévéré pour avancer et je me suis toujours accrochée à ma conviction quand l’avenir me semblait incertain.

Comment établissez-vous des liens avec la prochaine génération de leaders communautaires et de chefs d’entreprise? 

Je m’efforce d’établir dès le départ des liens réfléchis avec mes collègues, les personnes que je mentore et tous les gens que je côtoie. J’ai eu la chance d’apprendre auprès de personnes qui m’ont toujours dit la vérité sur ce qui m’attendait, et c’est ce que je fais à mon tour. Si j’avais un seul conseil à donner aux jeunes qui débutent, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir sa route toute tracée d’avance. Il faut cultiver sa curiosité, s’investir pleinement dans ce qui nous passionne et oser prendre les chemins de traverse. C’est souvent là qu’on avance le plus.


Félicitations aux récipiendaires des prix Jeune Phénix 2026! Votre parcours inspire la nouvelle génération d’esprits novateurs dans tous les secteurs et les communautés. Votre réussite est l’illustration de l’effet Telfer – notre communauté diplômée passant le flambeau de l’ambition et du dévouement aux jeunes leaders en devenir. Mais d’autres aussi se sont illustrés : découvrez les réalisations remarquables des récipiendaires des médailles R. Trudeau et des bâtisseuses et bâtisseurs de communautés. 

Vous souhaitez proposer la candidature d’une personne diplômée qui se distingue par sa recherche de l’excellence aux Prix de la communauté diplômée de Telfer? Nous accepterons les candidatures pour la médaille R. Trudeau et le prix Jeune Phénix à compter de février 2027.

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Voici les récipiendaires de la médaille R. Trudeau 2026 de Telfer : Mélanie Hennessey (MBA 2005, B.A. 2001), Rick Hunter (MBA 1980) et Bernadette Sarazin (B.Com. 1999).

Telfer présente les lauréats des prix Esprit de générosité, Donateur de l’année et Bénévole de l’année 2026, respectivement Murray Kronick, Jeffrey R. Smith (B.Adm. 1978, B.Sc.G. 1979) et Mathieu Lupien.

Tyson Rigg, gestionnaire de portefeuille principal, présente les valeurs et compétences au cœur de son approche pour une gestion de patrimoine accessible

Arnaud Sabadie applique son expertise en finance et en stratégie dans le marché de la parfumerie.

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