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Carrefour du savoir Telfer

Prix Telfer 2026 : les bâtisseuses et bâtisseurs de communautés


Les prix Telfer présentés sur une nappe noire avec le logo Telfer.

Article 3 de 3

L’École de gestion Telfer doit son succès à la vision commune et à la collaboration des générations de personnes d’exception qui ont forgé ensemble sa réputation. Ces personnes sont des bâtisseuses et bâtisseurs de communautés, qui donnent généreusement leur temps, leur expertise et leur soutien financier pour améliorer l’accès aux études, stimuler l’innovation et favoriser l’excellence.

Cette année, la troisième partie de notre série sur les prix Telfer est consacrée aux réalisations de ces personnes, récompensées par les prix Esprit de générosité, Donatrice ou donateur de l’année et Bénévole de l’année.


Murray Kronick : prix Esprit de générosité

Portrait de Murray Kronick
Murray Kronick est professeur à temps partiel et sur nomination à long terme à l’École de gestion Telfer. Ancien vice-président des Services-conseils en gestion chez BDO Canada s.r.l./S.E.N.C.R.L., retraité depuis peu, il détient le titre de Fellow de CMC-Canada (FCMC) et de membre universitaire de l’International Council of Management Consulting Institutes (ICMCI), maintenant désignée sous le nom de CMC-Global. En juin 2024, Telfer lui a décerné le Prix d’excellence pour le leadership exceptionnel en enseignement et en service communautaire.

Pensez-vous avoir un esprit de communauté? Si oui, que signifie la communauté pour vous?

Pour moi, la communauté représente toute organisation, qu’elle soit publique, privée, sans but lucratif ou universitaire, jeune ou établie de longue date, que les équipes étudiantes de Telfer peuvent soutenir. D’une certaine manière, bien que ma longue carrière en services-conseils ait pris fin, elle se poursuit indirectement par ma relation avec les étudiantes et étudiants dans le cadre de leurs projets. Je constate leur contribution positive aux organisations et la satisfaction des clients à l’égard du travail accompli. À mes yeux, c’est ce qui incarne l’esprit de communauté.

Qu’est-ce qui vous motive à redonner à l’École et à la communauté?

J’enseigne les services-conseils en gestion au MBA depuis 10 ans et j’ai contribué à la création du microprogramme Conseil en gestion offert en troisième et en quatrième années au premier cycle. Aux deux niveaux, les étudiantes et étudiants doivent réaliser un projet de services-conseils en gestion pour le compte d’un client, qui a des retombées réelles sur l’organisation. Je suis chaque fois ravi de l’enthousiasme et de l’esprit d’équipe des étudiantes et étudiants, mais aussi de la réaction des clients, qui voient leurs attentes dépassées. Pour moi, c’est exactement ce qu’est l’apprentissage expérientiel : il profite autant aux futurs employeurs, aux organisations et à l’école qu’à la population étudiante.

Est-ce à la suite d’une expérience particulière que vous avez voulu aider la population étudiante de Telfer?

La création de la bourse coïncidait avec un anniversaire marquant pour moi. Pour l’occasion, j’ai demandé à tout mon entourage de faire un don à l’une des deux causes qui me tenaient à cœur au lieu de m’offrir un cadeau. L’une des deux était la Bourse pour les leaders de demain en conseil en gestion de Telfer, que je venais d’établir. C’est grâce à la générosité de mes proches que cette bourse est née, et cette année, j’ai eu la chance de pouvoir l’alimenter encore pour permettre à une étudiante ou un étudiant du microprogramme d’en bénéficier aussi à compter de l’automne 2026. Aujourd’hui, la bourse est suffisamment dotée pour soutenir plusieurs générations à venir, et je trouve que c’est formidable.

Murray Kronick (à gauche) et Sabina Saeed (à droite) sourient
Qu’espérez-vous voir se réaliser grâce à votre don de temps et de ressources?

La raison d’être d’une bourse, c’est évidemment d’alléger le fardeau financier qui va de pair avec les études. Mais il y a plus : dans mon travail d’enseignement et d’accompagnement, j’ai le privilège de transmettre mes connaissances, mon expérience et ma passion pour les services-conseils en gestion, afin d’inspirer mes étudiantes et étudiants à embrasser cette profession. Ma plus grande récompense, c’est d’entendre des personnes diplômées me dire que j’ai grandement influencé leur choix de carrière, que je les ai orientées dans la bonne direction et que je leur ai donné les bons outils pour réussir.

On dit généralement qu’il faut « redonner », mais je préfère dire « donner aux suivants », c’est-à-dire aux nombreuses générations qui viendront prendre le relais.

Mathieu Lupien (B.Com. 1994) : prix Bénévole de l’année
Portrait de Mathieu Lupien

Mathieu Lupien, époux, père, fils, frère et ami bien-aimé, nous a quittés le 7 décembre 2025. Nous avons demandé à ses frères, Nicolas Lupien et Stéphane Lupien, de nous parler de son legs.

Mathieu Lupien était président et cofondateur de Simfiny Solutions, une entreprise de solutions logicielles pour la planification financière et la production de rapports qu’il a contribué à bâtir dès sa création. Diplômé de la Faculté d’administration (B.Com. 1994), il a mené une brillante carrière d’une trentaine d’années en finances et en technologies. Il a occupé des fonctions de direction dans plusieurs organisations au Canada, en France et en Corée du Sud.

Parlez-nous de Mathieu : ce qui l’animait au quotidien, les intérêts qu’il cultivait ou les activités qu’il pratiquait en dehors du travail. Si vous le souhaitez, vous pourriez aussi nous raconter un souvenir marquant ou précieux à son sujet.

Mathieu a vécu une vie riche d’aventures, de liens humains et de dépassement de soi. Sa carrière l’a mené aux quatre coins du monde, avec des séjours prolongés en France et en Corée du Sud où il a tissé des liens durables et a apporté une contribution significative partout où il est passé. Au-delà de sa vie professionnelle, Mathieu était animé par de nombreuses passions. Il aimait l’activité physique, le vélo et le ski alpin, et il adorait cuisiner, améliorant toujours ses recettes pour créer des plats exquis. Photographe enthousiaste, il savait capturer la beauté du quotidien. Il était fasciné par la technologie et son potentiel à améliorer nos vies. Grand lecteur, il trouvait dans les livres une source constante d’apprentissage et d’inspiration. Par-dessous tout, Mathieu avait un don extraordinaire pour rassembler les gens. Qu’il s’agisse d’organiser des fêtes de famille ou simplement d’être présent pour les personnes qu’il aimait, il a instauré des traditions qui perdureront bien après lui.

Pont de pierre au-dessus d’une rivière, entouré de bâtiments.
Mathieu était reconnu pour sa générosité et son désir de redonner à la communauté. Selon vous, d’où lui venait cette volonté de s’investir auprès des autres, notamment au sein de l’École et de la communauté diplômée?

Pour Mathieu, c’était naturel d’aider les autres. Il croyait au potentiel de chaque personne, et il s’est toujours laissé guider par cette conviction. Il était reconnaissant pour tout ce que lui ont apporté les personnes qui l’ont mentoré, et il avait compris qu’un bon leader doit toujours continuer d’apprendre. Il tenait tout autant à transmettre ses connaissances et son expérience à ses collègues et aux membres du personnel. Dans sa famille, il était toujours le premier à proposer son aide, qu’il s’agisse de se retrousser les manches pour des travaux de rénovation ou de veiller à ce que ses parents se rendent bien à leurs rendez-vous. Il était aussi généreux de son temps que de ses conseils, et il était toujours là quand on avait besoin de lui. Dans le cadre de son mentorat, de ses liens avec la communauté diplômée ou de ses activités bénévoles, il se donnait pour mission d’aider les autres à progresser. Nos parents et nos grands-parents nous ont appris que lorsque la vie nous apporte des possibilités, on a la responsabilité d’en créer à notre tour pour les autres. Mathieu a toujours incarné ces valeurs.

Mathieu Lupien (à gauche), ainsi que ses frères Nicolas Lupien et Stéphane Lupien.

Plus tôt cette année, vous avez créé la Bourse de la famille Lupien. Nous savons que cette initiative tenait à cœur à Mathieu, tout comme à chacun de vous. Pourquoi avoir choisi de soutenir ainsi la relève?

Mathieu croyait profondément au principe de donner au suivant. La Bourse de la famille Lupien est le prolongement naturel de son engagement, pour que son héritage se perpétue. Nous avons établi le fonds au nom de la famille parce que les valeurs qu’il reflète – la générosité, l’éducation et l’égalité des chances – nous tiennent à cœur à nous aussi. L’Université d’Ottawa occupe une place spéciale dans notre famille : les trois frères ont étudié à Telfer, et des membres de la nouvelle génération suivent leurs traces.

Une dotation permanente offrant des bourses aux générations futures, plutôt qu’un don ponctuel, nous semblait l’hommage le plus juste. Ainsi, l’élan de générosité de Mathieu portera ses fruits pendant de nombreuses années.

Ainsi, son nom continuera de résonner auprès d’une communauté qui lui tenait à cœur. Il serait fier de savoir que des étudiantes et étudiants qu’il ne connaîtra jamais profiteront de son héritage.

Doğa Islek : mentorée par Mathieu Lupien

Portrait de Doğa Islek
Doğa Islek est une étudiante internationale originaire de Türkiye en troisième année du programme de B.Com. en finance à Telfer. Elle aime voyager, explorer d’autres cultures et apprendre à voir les choses sous différents angles. En 2025, elle a été mentore pour ses pairs, et elle est depuis restée active à Telfer au sein d’Enactus uOttawa et de la Ligue de gestion d’actifs. Après ses études, elle souhaite faire carrière dans la haute finance.

Quelles ont été les retombées du mentorat de Mathieu?

J’ai eu de la chance d’avoir Mathieu comme mentor. Dès le début, il a pris le temps de me connaître, de comprendre mes objectifs et de m’offrir des conseils personnalisés selon mon parcours. J’ai été particulièrement touchée qu’il fasse le déplacement de Montréal à Ottawa pour assister à l’événement de mentorat de fin d’année. C’est la preuve qu’il accordait une grande importance à ce programme et à la réussite des étudiantes et étudiants. Il m’a aussi parlé de sa vie et de son travail dans d’autres pays, et ça m’a encouragée à saisir des occasions à l’étranger. Ses conseils m’ont aidée à mieux connaître le secteur et à gagner en confiance pour démarrer mon parcours professionnel. Je suis très reconnaissante du temps et du soutien qu’il m’a accordés.

Pourquoi est-il important, selon vous, que les personnes diplômées tissent des liens avec la population étudiante au moyen d’expériences comme le Programme de mentorat par les cadres?

L’apprentissage expérientiel permet aux personnes diplômées de redonner à la communauté qui a forgé leur réussite en investissant du temps pour transmettre leurs connaissances aux étudiantes et étudiants.

Pendant ma deuxième année, le Programme de mentorat par les cadres m’a donné l’occasion pour la première fois de tisser des liens professionnels et de bénéficier du précieux accompagnement d’un mentor. Ce programme m’a aidée à me créer un réseau, à gagner en confiance et à grandir en tant que personne, étudiante et professionnelle.

Jeffrey R. Smith (B.Adm. 1978, B.Sc.G. 1979) : prix Donateur de l’année

Portrait de Jeffrey R. Smith
Jeffrey Smith était directeur à Statistique Canada avant de prendre sa retraite de la fonction publique fédérale en 2024. Après l’obtention de ses baccalauréats en administration (1978) et en science de la gestion (1979) de Telfer, il a poursuivi un MBA à l’Ivey School of Business de l’Université Western Ontario (1981). Par la suite, il a enseigné la statistique pendant six ans à l’Université Queen’s, avant d’entreprendre une carrière de 37 ans à Statistique Canada.

Pensez-vous avoir un esprit de communauté? Si oui, que signifie la communauté pour vous?

Je pense que oui, dans le sens où toutes les personnes qui bénéficient de la bourse forment une communauté et, grâce à leur expérience à Telfer, pourront un jour redonner à leur tour. C’est un effet multiplicateur.

Qu’est-ce qui vous motive à redonner à l’École et à la communauté?

J’ai toujours pensé qu’une éducation de grande qualité constitue un élément essentiel de la réussite d’un pays et de ses communautés.

Pour avoir moi-même pu bénéficier du système d’éducation canadien, je voulais contribuer à maintenir sa qualité et à en améliorer l’accès pour les nouvelles générations.

Est-ce à la suite d’une expérience particulière que vous avez voulu aider la population étudiante de Telfer?

Photo de remise de diplôme de Jeffrey R. Smith

À l’été 2007, alors que je m’apprêtais à passer le cap des 50 ans, j’ai réalisé qu’il s’était écoulé près de 30 ans depuis l’obtention de mon diplôme de Telfer. Je voyais aussi approcher l’anniversaire des 10 ans du décès de mon père, qui nous a quittés en 1999. À l’époque, ma mère était encore en bonne santé, mais je repensais aux sacrifices qu’avaient faits mes parents pour offrir une meilleure vie à leurs enfants. Mon père et ma mère ont dû se priver de bien des choses pour financer mes études à l’Université d’Ottawa, loin de la maison. Je me suis aussi souvenu de la modique bourse que j’avais reçue au cours de ma troisième année, et qui m’avait soulagé d’un grand poids sur les épaules. J’ai décidé d’établir la bourse Albert-et-Margery-Smith pour rendre hommage à mes parents et aider des étudiantes et étudiants de Telfer.

Qu’espérez-vous voir se réaliser grâce à votre don de temps et de ressources?

J’espère que cette bourse, comme toutes celles qu’offrent l’École de gestion Telfer et l’Université d’Ottawa, encouragera encore plus de personnes à venir y étudier. Grâce à cette culture de soutien étudiant, les personnes qui bénéficient de bourses peuvent se consacrer à leur apprentissage l’esprit libéré des soucis financiers.


Félicitations aux lauréates et lauréats de 2026! Votre désir de redonner et votre volonté d’appuyer la prochaine génération de leaders sont admirables. Vous êtes la preuve vivante de l’influence positive que peuvent exercer les personnes diplômées et philanthropes sur les étudiantes et étudiants. Vous nourrissez la passion, la résilience et le dévouement qui animent la communauté de Telfer, et nous avons bien hâte de voir ce que vous accomplirez encore.

Mais d’autres aussi se sont illustrés : découvrez les réalisations remarquables des récipiendaires des médailles R. Trudeau et des prix Jeune Phénix.

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Vous souhaitez aussi apporter un précieux soutien à notre communauté étudiante? Découvrez toutes les possibilités de bénévolat ou de financement d’initiatives qu’offre l’École de gestion Telfer pour favoriser l’essor de la prochaine génération de leaders.

Articles connexes

Voici les récipiendaires de la médaille R. Trudeau 2026 de Telfer : Mélanie Hennessey (MBA 2005, B.A. 2001), Rick Hunter (MBA 1980) et Bernadette Sarazin (B.Com. 1999).

Voici les récipiendaires des prix Jeune Phénix 2026 de Telfer : Jessy Desjardins (B.Com. 2019), Hakim Garuba (B.Com. 2013) et Jasmine Meaux (B.Com. 2009).

La professeure Daina Mazutis et le professeur Jonathan Calof, de l’École de gestion Telfer, ont reçu une Médaille du couronnement du roi Charles III.

Tyson Rigg, gestionnaire de portefeuille principal, présente les valeurs et compétences au cœur de son approche pour une gestion de patrimoine accessible

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