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Carrefour du savoir Telfer

L’expérience unique des familles immigrantes en affaires


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Au Canada, les personnes immigrantes de première génération se lancent davantage en affaires que celles qui sont nées ici. À titre d’exemple, un document de recherche intitulé « Leurs propres patrons : les enfants d’immigrants sont-ils plus susceptibles que leurs parents d’être des travailleurs autonomes? » de Statistique Canada rapporte que 17 % des immigrants de 20 à 64 ans travaillent à leur compte, comparativement à 12 % des hommes nés au pays. Parmi ces gens qui travaillent à leur compte se trouvent notamment les propriétaires d’entreprises, dont le nombre diminue toutefois à la seconde, la troisième et la quatrième génération (« Les entrepreneurs immigrants au Canada : faits saillants d’études récentes », rapport publié par Statistique Canada). Si les propriétaires d’entreprise familiales, peu importe leur origine, ont souvent de la difficulté à laisser la nouvelle génération accéder aux postes de gestion, le cas des familles immigrantes en affaires est réellement unique en raison de l’incidence de leur vécu commun (processus d’immigration, difficultés) sur la dynamique familiale et les attentes entrepreneuriales. Or, on en sait très peu sur le transfert des entreprises familiales dirigées par des personnes immigrantes, et sur ses caractéristiques distinctives.

Pour remédier à cette lacune, le professeur Ramzi Fathallah s’est vu accorder une subvention de développement Savoir du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, qui lui permettra d’étudier les motifs et les modalités de reprise de ces entreprises familiales par la nouvelle génération et de mettre en lumière le parcours unique de ces entreprises au Canada.

Titre du projet : Bâties pour durer? L’engagement de la relève dans les entreprises familiales fondées par des personnes immigrantes

Comme l’explique le professeur Fathallah, « les entreprises familiales fondées par des personnes immigrantes ont le potentiel de contribuer grandement à l’économie canadienne, mais elles font face à des défis particuliers ».

D’une génération à l’autre

L’exploitation des entreprises familiales peut servir à assurer de meilleures conditions de travail aux membres des prochaines générations, en leur permettant d’aller à l’Université, par exemple. Cependant, les jeunes peuvent se sentir obligés de poursuivre le projet entrepreneurial de leur famille, au détriment de leurs propres aspirations professionnelles.

Les avantages de la recherche

Cette recherche permettra de mieux comprendre les façons dont la nouvelle génération des familles immigrantes en affaires peut participer au succès des entreprises familiales. Elle générera aussi des connaissances utiles aux personnes immigrantes pour assurer la pérennité de leur entreprise, en plus d’aider les organismes qui les soutiennent à leur offrir des services qui répondent davantage à leurs besoins réels.

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Ritu étudie au doctorat en gestion avec spécialisation en entrepreneuriat sous la direction du professeur Peter Jaskiewicz.

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