Dans les milieux de travail dangereux ou à haut risque, comme ceux de la construction et des interventions d’urgence, la surveillance est essentielle pour garantir la santé et la sécurité du personnel. Les systèmes de santé et sécurité actuels reposent souvent sur des modèles d’auto-déclaration, des registres d’incidents ou une culture de sécurité en décalage qui ne permettent pas de capter en temps réel les indicateurs physiologiques d’états de rendement dangereux.

Les systèmes actuels représentant une menace importante pour le personnel et l’environnement de travail dans son ensemble, la professeure Jennifer Dimoff a reçu une subvention de recherche de l’École de gestion Telfer pour son projet « Wearable Analytics and Biological Sex Differences: Infrastructure for Safer Work Systems ».
La professeure Dimoff aspire à mettre sur pied un cadre qui améliorerait la sécurité au travail et la fiabilité du rendement par l’intégration d’un suivi physiologique au moyen de technologies portables et d’une analyse prédictive à visée préventive précoce.
En développant un cadre qui s’appuie sur des indicateurs biologiques et physiologiques de fatigue, de stress et de récupération pour identifier, prédire et prévenir les déclins de rendement associés aux accidents professionnels, la professeure Dimoff contribuera à faire de la sécurité au travail un système plus fiable, basé sur des données scientifiques.
En outre, les travaux antérieurs dans le domaine de la recherche sur la sécurité au travail ont rarement pris en considération les différences biologiques fondamentales entre les sexes en ce qui concerne les réponses physiologiques au stress, les trajectoires de récupération et les schémas de fatigue. La professeure Dimoff s’attachera à mieux comprendre ces différences afin de favoriser le développement de systèmes de sécurité et de plans de récupération plus équitables qui rendront les stratégies de prévention plus inclusives et efficaces.
En creusant plus loin que les auto-déclarations et les facteurs environnementaux visibles, les recherches de la professeure Dimoff permettront d’innover dans le domaine encore trop peu développé des systèmes de sécurité au travail, grâce à un modèle d’analyse prédictive à visée préventive précoce qui, en tenant compte des différences biologiques fondamentales entre les sexes, garantira des mesures de santé et de sécurité adaptées à toutes et tous.

