Le généreux don de Wes Hall (DHC 2021) en 2022 a insufflé une bonne dose de confiance et de détermination à Abigail Gonzalez Fabian et Louis Nanihio, étudiante et étudiant au B.Com. de Telfer, les poussant à redoubler d’ardeur au travail, à voir plus grand et à explorer de nouvelles avenues.
La lauréate et le lauréat de la bourse d’admission Wes-Hall pour les étudiantes et étudiants noirs ou autochtones, qui s’étend sur quatre ans, jouissent en outre du mentorat du donateur lui-même, connu pour son rôle dans l’émission Dragon’s Den de CBC et sa lutte contre le racisme systémique antinoir au Canada par l’intermédiaire de l’Initiative BlackNorth qu’il a fondée.
Celui qu’on appelle le « roi de Bay Street » a bâti son succès sur sa première entreprise, Kingsdale Advisors, une société de services-conseils florissante. Aujourd’hui président et fondateur de WeShall Investments et chancelier de l’Université de Toronto, ce philanthrope dans l’âme inspire toute une génération de leaders en herbe.
Nous avons recueilli les réflexions de la boursière et du boursier Wes-Hall sur leurs premières années dans le programme.
Abigail Gonzalez Fabian

En quelle année êtes-vous et quel est votre domaine de spécialisation? Avez-vous constaté une évolution ou un changement de vos intérêts au fil de votre progression dans le programme de B.Com.?
J’en suis à ma troisième année au baccalauréat en sciences commerciales spécialisé en finance dans le Régime d’immersion en français à Telfer. Quand j’ai commencé le programme, je n’étais vraiment pas certaine de vouloir faire carrière en finance. Ce domaine m’intéressait plus ou moins, et je ne me sentais pas très à l’aise au début. Mais au fil du temps, et depuis que j’ai commencé le microprogramme Marchés financiers, tout a changé. À force de travailler à des projets concrets, d’analyser des entreprises réelles et d’apprendre comment fonctionne en pratique la prise de décisions financières, j’ai eu un déclic. Le microprogramme m’a révélé ma passion et m’a éclairé la voie de mon avenir professionnel. Ce nouvel intérêt me procure une source de motivation et un but bien précis.
Quel impact l’obtention de la bourse d’admission Wes-Hall a-t-elle eu sur votre parcours d’apprentissage?
L’obtention de la bourse d’admission Wes-Hall a été déterminante, surtout au début de mon parcours, quand je cherchais encore un peu mes repères. En plus d’une aide financière, la bourse m’a apporté une grande confiance en moi. Sachant qu’un homme tel que Wes Hall croyait en mon potentiel, j’ai voulu repousser mes limites et je me suis attaquée à mes études avec le plus grand sérieux. Je n’aurais sans doute pas pris les mêmes risques ni saisi certaines occasions sans ce soutien. Je suis convaincue que je n’aurais pas fait tout ce chemin et que je n’aurais pas obtenu mon stage coop actuel au sein de l’équipe de Marchés des capitaux CIBC.
Y a-t-il des projets récents ou des occasions d’apprentissage expérientiel dont vous êtes particulièrement fière?
Je suis très fière de mon travail dans le cadre du microprogramme Marchés financiers et du Fonds de capital Telfer. J’ai eu la chance de participer à des projets de recherche sur les actions où nous avons analysé des sociétés, examiné des états financiers et élaboré des plans d’investissement dans des délais réels. J’ai aussi réalisé une analyse complète d’une société dans le cadre d’un projet indépendant de recherche sur les actions.
Quelles compétences ou aptitudes souhaitez-vous développer dans le cadre de votre mentorat avec Wes Hall?
Dans le cadre de mon mentorat avec Wes Hall, j’ai surtout renforcé ma confiance en moi, ma résilience et ma vision à long terme. L’une des principales leçons que j’ai apprises, c’est de ne pas laisser le doute m’empêcher d’essayer et de poser des questions. Ce changement de perspective m’a aidée à m’épanouir sur les plans personnel et professionnel. Maintenant, j’ose prendre des initiatives, poser des questions et repousser mes limites, même si je ne suis pas tout à fait sûre de moi.
Quelles sont vos aspirations après l’obtention de votre diplôme?
Après mes études, j’espère faire carrière dans les marchés financiers en continuant d’apprendre et de me perfectionner. J’en suis encore au tout début de mon parcours, mais j’aspire à relever des défis et à développer de solides bases. Je souhaite à long terme être en mesure de redonner à mon tour pour offrir à d’autres étudiantes et étudiants le soutien dont j’ai bénéficié.
Quel conseil donneriez-vous aux étudiantes et étudiants qui commencent le programme B.Com. à Telfer?
Je dirais à celles et ceux qui commencent le programme de ne pas se laisser décourager par leur incertitude au début. C’est normal de ne pas savoir tout de suite où on s’en va. Essayez différentes choses, impliquez-vous et n’ayez pas peur de saisir des occasions même si vous ne vous sentez pas prêts. Les mentores et mentors et le réseau de soutien sont là pour vous aider et peuvent complètement changer votre parcours.

Louis Nanihio

En quelle année êtes-vous et quel est votre domaine de spécialisation? Avez-vous constaté une évolution ou un changement de vos intérêts au fil de votre progression dans le programme de B.Com.?
Je suis actuellement en troisième année du baccalauréat en sciences commerciales à Telfer, avec deux options, celle en finance et celle en comptabilité. Au fil du programme, je dirais que mes intérêts ont été plus ou moins divergents, avec une approche plus en surface du monde de la finance, car j’étais encore un peu perdu dans ce gros tourbillon, mais mes intérêts se sont précisés assez rapidement après mes deux premiers semestres : j’ai été rapidement pris de passion avec un focus plus marqué sur les marchés financiers, la valorisation, l’analyse des états financiers en profondeur, d’où mon option en comptabilité, pour terminer sur une prise de décision basée sur les données.
En effet, avec la comptabilité, je me sens vraiment à l’aise avec la manière même dont fonctionne l’entreprise. J’ai aussi développé un intérêt croissant pour la finance quantitative et les outils qui relient la théorie aux décisions réelles (modélisation et mesure du risque).
Quel impact l’obtention de la bourse d’admission Wes-Hall a-t-elle eu sur votre parcours d’apprentissage?
En tant qu’étudiant, les questions d’ordre financier sont souvent celles des plus importantes et cruciales. L’obtention de la bourse Wes-Hall a eu un impact direct et significatif sur ma façon d’apprendre. D’abord, elle a considérablement réduit la pression financière à laquelle j’aurais pu faire face, d’un montant très conséquent, ce qui m’a permis d’investir davantage de temps et d’énergie dans mes cours, activités de recherche, de compléter des certifications et d’investir mon temps dans la vie de mon école, et plus particulièrement de ma communauté.
Ensuite, elle a renforcé ma rigueur de travail, en cherchant à transformer chaque cours et chaque rencontre en compétences concrètes, et aussi un sentiment de responsabilité envers moi-même et mon plus jeune frère. Je suis l’aîné et j’ai une responsabilité morale envers lui : je veux lui montrer que le travail acharné finit par payer, être un modèle pour lui, ce qui nourrit sa motivation. Enfin, cette bourse m’a donné l’élan et la volonté de toujours me challenger et viser des opportunités plus exigeantes, car je me sentais soutenu et redevable de « faire fructifier » cette chance.
Y a-t-il des projets récents ou des occasions d’apprentissage expérientiel dont vous êtes particulièrement fier?
Récemment, je suis particulièrement fier de commencer mon stage avec BNP Paribas à Montréal. Cela me permet vraiment de mettre en pratique les concepts et notions apprises dans un environnement professionnel dans lequel chaque détail compte, de clarifier mes objectifs futurs, de structurer mon travail, de gérer les contraintes de temps, et d’accomplir les attentes qui me sont confiées.
Je peux également citer une initiative de l’École de gestion Telfer à laquelle j’ai pris part durant le semestre d’automne 2025. Dans le premier Sprint d’innovation organisé par l’Académie Verte portant sur la question de l’insécurité alimentaire, j’ai eu la chance de travailler avec quatre autres étudiants exceptionnels de l’université aux parcours différents. Nous avons passé trois jours intenses à chercher des données, échanger des points de vue, discuter avec d’autres pairs pour finalement tomber sur une initiative locale porteuse du nom de NeighbourFood, résolvant ainsi ce défi à notre échelle locale et remportant le prix de la meilleure solution sociale.
Quelles compétences ou aptitudes souhaitez-vous développer dans le cadre de votre mentorat avec Wes Hall? Comment cela contribue-t-il à votre croissance personnelle et professionnelle?
Dans le cadre du mentorat avec Wes Hall, je souhaite surtout développer mon leadership et ma capacité de prise de décision, mes aptitudes en communication, les relations professionnelles durables, et cela bien au-delà des simples échanges « transactionnels », et ma capacité à prioriser pour être capable de sélectionner ce qui compte vraiment, dire non au reste, et maintenir une performance constante sous contraintes.
Je tiens aussi à remercier M. Wes Hall pour sa générosité et sa volonté de contribuer positivement au développement du Canada, et plus particulièrement de sa communauté; cela représente pour moi une source de motivation et un exemple concret d’engagement.

Quelles sont vos aspirations après l’obtention de votre diplôme?
Directement après l’obtention de mon diplôme, je compte rapidement m’insérer dans le monde du travail en étant ouvert à toutes les opportunités qui s’offrent à moi. Mon intérêt sera beaucoup plus accentué sur des enjeux concrets, notamment en analyse financière, marchés ou finance d’entreprise. Je serais également intéressé à travailler en cabinets comptables, plus précisément dans les équipes de fusions et acquisitions, et pourquoi pas en audit, sujet que j’ai plutôt pas mal apprécié récemment.
Mais, dans un futur proche succédant l’obtention de mon diplôme, je compte rester sur ma lancée et rapidement retourner aux études et compléter un master beaucoup plus quantitatif qui me permettra d’acquérir les titres de CPA et de CFA que je vise vraiment en ce moment et pour lesquels je me rapproche de jour en jour.
Quel conseil donneriez-vous aux étudiantes et étudiants qui commencent le programme B.Com. à Telfer?
Pour de futurs étudiantes et étudiants dans le programme du B.Com., je leur dirais que ce n’est pas vraiment la fin du monde si, dans les débuts, ils sont assez mitigés concernant leur futur. Dans un tel contexte, je leur suggérerais de se rapprocher des conseillères et conseillers scolaires et d’étudiants un peu plus avancés. Je leur dirais de tirer le plus grand profit de leur expérience étudiante en participant aux activités de l’école, comme les différents clubs, les réseautages, les compétitions de cas, le Laboratoire de recherche et d’apprentissage en finance où ils peuvent même obtenir des certifications gratuites sur Bloomberg, de consacrer beaucoup de temps et de faire le meilleur d’eux-mêmes dans leurs cours.
Aussi, je leur dirais d’oser prendre des initiatives porteuses de changement. Le corps enseignant et l’environnement sont exceptionnels, il n’y a pas de raison qu’ils ne s’y retrouvent pas. Enfin, créez vos comptes LinkedIn dès maintenant !


