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Carrefour du savoir Telfer

Doctorant à l’honneur — Ritu Virk


Ritu Virk

Ritu étudie au doctorat en gestion avec spécialisation en entrepreneuriat sous la direction du professeur Peter Jaskiewicz. Ses intérêts de recherche tournent autour des interactions entre les liens sociaux et la gouvernance dans les entreprises familiales. Elle s’intéresse en particulier à la manière dont les relations au sein des conseils d’administration des entreprises familiales influent sur la forme finale de l’entreprise.

Pourquoi as-tu choisi d'étudier l'entreprise familiale et l'entrepreneuriat?

J’ai choisi d’étudier les entreprises familiales et l’entrepreneuriat parce que ma propre famille avait une entreprise. En grandissant, j’ai vu de mes propres yeux à quel point les relations familiales, en particulier les conflits, peuvent affecter une entreprise, surtout lors du transfert de direction. Dans ma famille, ça ne s’est pas passé sans heurts, et la première génération a finalement choisi de diviser l’entreprise. Cette décision a eu des conséquences durables, pas seulement sur l’entreprise, mais aussi sur la famille et le personnel, pour qui nous avions un fort lien d’attachement. Ces expériences m’ont donné envie de comprendre de quelle façon l’implication de la famille dans l’entreprise et le contrôle qu’elle exerce sur cette dernière influence les grands objectifs opérationnels.

Sur quoi portent vos recherches?

J’étudie comment le type et le degré d’implication de la famille dans l’entreprise, que ce soit en détenant des parts ou en en assurant la gouvernance ou la gestion, influencent les décisions stratégiques clés, comme l’internationalisation, la diversification et, en fin de compte, le rendement. Plus de 80 % des entreprises dans le monde sont dirigées par des familles et elles comptent pour plus de 70 % du PIB mondial – c’est le type d’organisation le plus répandu sur la planète. Comme les intérêts de la famille et de l’entreprise se chevauchent, cette dernière doit non seulement tenir compte d’objectifs économiques, mais elle doit aussi, par exemple, maintenir l’harmonie familiale et assurer des emplois aux membres de la famille et la pérennité de l’entreprise pour les générations futures. Ces objectifs influencent l’adoption de comportements stratégiques, comme l’investissement en R-D et la diversification. On observe donc une différence entre les entreprises familiales et non familiales, ou gérées par leurs fondatrices ou fondateurs. De plus, selon a) le type d’implication (p. ex., génération fondatrice ou ultérieure) et b) le degré d’implication (p. ex., proportion des parts détenues, présence au conseil d’administration ou dans l’équipe de direction) de la famille, les entreprises accordent une priorité plus ou moins grande aux objectifs non économiques, ce qui en fin de compte influence leurs choix stratégiques et leur rendement. Ma recherche s’appuie sur ces deux aspects. Je souhaite départager les entreprises familiales qui agissent davantage comme des entreprises non familiales ou dirigées par leur fondatrice ou fondateur de celles dont les actions sont généralement associées aux entreprises familiales de génération ultérieure.

Vous avez récemment publié un article dans la revue Family Business Review (ABS-3). Quels sont les points forts de cette étude?

J’ai récemment publié l’article intitulé « Social exchanges in family businesses: A review and future research agenda » dans la revue Family Business Review (classée ABS-3). Il met en lumière la façon dont les échanges sociaux au sein de la famille et entre celle-ci et les membres externes influencent les individus (c.-à-d. la déviance au travail), les groupes (c.-à-d. la cohésion familiale) et les résultats à l’échelle de l’entreprise (c.-à-d. le transfert de direction).

Quel impact votre recherche de thèse pourrait-elle avoir sur le secteur des entreprises familiales au Canada?

Au Canada, environ 60 % des entreprises sont des entreprises familiales. Elles sont au cœur de l’économie canadienne; elles génèrent des emplois, créent une stabilité économique et sont des figures importantes dans leurs communautés locales. Leur survie touche non seulement les familles qui les possèdent, mais aussi leurs communautés et l’économie canadienne en général. En m’intéressant au degré d’implication de la famille dans l’entreprise, je mets en lumière l’influence des choix stratégiques sur le rendement, la pérennité et la survie de cette dernière – et les répercussions importantes de ces choix sur l’économie canadienne et les communautés locales.

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