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La valeur de la communication des risques financiers liés aux changements climatiques pour les entreprises et les analystes

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Les changements climatiques n’épargnent aucun secteur, y compris le secteur financier. Les entreprises ressentent une forte pression en faveur de la communication des risques connexes (p. ex. risques matériels liés à l’élévation du niveau de la mer et aux conditions météorologiques extrêmes) et de leurs répercussions financières.

Cette information peut aider les entreprises et les investisseurs à mieux comprendre les risques financiers liés aux changements climatiques, à investir plus judicieusement et à dresser des plans stratégiques à long terme.

C’est pour cette raison que le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada a décerné à la professeure Wenxia Ge et à son associé, le professeur Walid Ben Amar, une subvention de développement Savoir. L’équipe étudiera l’incidence de ces renseignements sur les prévisions dans le cadre de leur projet intitulé : Quelle est la valeur, pour les analystes, de la communication des risques liés aux changements climatiques pendant les appels sur les résultats financiers?.

L’équipe se penchera également sur les conditions qui augmentent la valeur de cette information et contribuent à améliorer l’exactitude des prévisions.

Nouvelles exigences gouvernementales

En 2015, le Conseil de stabilité financière a mis sur pied le Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (GIFCC), qui a créé un ensemble de cadres et de recommandations concernant la communication de ces risques.

Dans la section 3.4 du budget de 2022, le gouvernement a annoncé qu’à compter de 2024, les institutions financières devront « publier des divulgations sur le climat, conformément au cadre du GIFCC ». Malgré la nouvelle réglementation, certaines sociétés résistent encore à la communication de ces renseignements.

Il importe d’en savoir plus non seulement sur la divulgation de ces risques lors des conférences téléphoniques sur les résultats, une pratique de plus en plus courante, mais aussi sur la façon dont elle influence les prévisions des analystes. Il est également utile de savoir quels types d’entreprises sont plus enclines à communiquer volontairement cette information (sociétés directement touchées par des phénomènes météorologiques extrêmes attribuables aux changements climatiques, etc.).

Dans le cadre de leur projet, la professeure Ge et le professeur Ben Amar analyseront les prévisions des résultats préparées par des analystes ainsi que les données de rapports annuels sur les risques financiers liés aux changements climatiques.

Retombées de la recherche

Cette recherche enrichira nos connaissances sur la communication des risques financiers liés aux changements climatiques et sur les facteurs qui contribuent à la justesse des prévisions des analystes, en plus d’évaluer dans quelles conditions cette information est intégrée dans les analyses.

Elle pourrait également avoir des retombées concrètes, car elle pourrait encourager les entreprises à communiquer les risques qui leur sont propres, et sensibiliser les investisseurs et les analystes à l’importance de pouvoir compter sur des renseignements fiables en la matière. Enfin, elle pourrait mettre en évidence l’importance de créer des règlements ou de modifier la réglementation existante afin de faire respecter l’obligation de divulgation.