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Daniya Gulzar
Daniya Gulzar
Étudiante de 3e année en gestion des ressources humaines

Dès notre naissance, nous sommes élevés pour aller à l’école, nous faire des amis, participer à des activités et avoir des loisirs à nous. Nous passons par la maternelle, le primaire, le secondaire pour faire ensuite des études postsecondaires puis, pour certains d’entre nous, des études supérieures. La question qui se pose est « pourquoi faites-nous donc toute cette scolarité? » Pour la plupart d’entre nous, c’est pour obtenir un emploi. Nous avons à l’idée qu’une fois diplômés, nous aurons un emploi.  Mais il faut une certaine réflexion pour se rendre compte que rien n’est en réalité coulé dans le béton. Nous n’avons pas de garantie que le simple fait d’obtenir un diplôme nous décrochera un emploi. En fait, s’il y a un élément clé qui nous relie au monde du travail, ce sont les compétences que nous développons tout au long de notre vie.

Même dans nos tous débuts, nous apprenons et développons des compétences qui nous serons transférables plus tard en tant qu’adultes, comme la communication, la sympathie, l’empathie et l’honnêteté. À mesure que nous prenons de la maturité et continuons notre primaire ou entrons au secondaire, nous commençons à consacrer plus de temps à l’école et aux travaux, en plus des clubs, du bénévolat, etc. C’est à ce moment-là que nous commençons à découvrir notre identité, à développer notre intelligence émotionnelle, à voir dans quelles matières nous excellons et celles qui ne sont pas notre point fort. C’est aussi pendant ce temps que nous développons un esprit d’équipe et la capacité de travailler de façon autonome.

C’est pendant nos études postsecondaires que nous commençons en réalité à voir l’utilité de toutes ces compétences. En tant qu’étudiante en gestion, j’ai assisté à plusieurs ateliers organisés par le Centre des carrières de Telfer ou donnés par divers employeurs et j’ai vu à quel point on insiste sur le développement des compétences. C’est la partie que nous devons mettre en relief sur notre CV, notre profil LinkedIn et même en entrevue d’embauche. Dans nos entrevues, que ce soit pour des placements coop ou des emplois que nous avons trouvé nous-mêmes ou par le réseautage, il faut comprendre qu’il y a beaucoup de gens dans notre situation. Autrement dit, vous n’êtes souvent qu’un poisson parmi tant d’autres. C’est que les autres, comme vous, sont vraisemblablement en train d’obtenir leur diplôme ou l’ont déjà. Ainsi, les diplômes ne sont plus un facteur de différenciation (mais ne vous méprenez pas, c’est quand même très utile d’avoir un diplôme). Ce qui peut nous servir, par contre, ce sont nos compétences, celles qui feront de nous le gros poisson dans l’étang. Les employeurs veulent voir que nous pouvons utiliser ces compétences pour exceller dans nos fonctions et être un employé idéal.

Cela étant dit, même si bon nombre de nos compétences se développent au fil de nos études, de nombreuses autres s’acquièrent à l’extérieur de l’école. Pour ceux et celles d’entre nous qui travaillent à temps partiel, nous pouvons développer diverses compétences, notamment le service à la clientèle, la tolérance, le souci du détail, le sens de l’analyse, lesquelles sont toutes applicables à notre vie professionnelle. Même en passant du temps avec nos familles ou nos colocataires, nous pouvons améliorer notre capacité d’adaptation, nos aptitudes sociales et notre gestion du temps.

Au bout du compte, ces compétences ― celles que nous avons développées tout au long de votre vie, que ce soit dans notre vie personnelle ou à l’école ― nous façonnent et nous aident à exceller dans nos carrières. Et n’oubliez pas que même si « diplôme » et « emploi » peuvent être utilisés dans la même phrase, ce sont les « compétences » qui assurent un lien entre les deux.


© 2019 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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