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Alexis Kuper
Alexis Kuper
Étudiante de 3e année en marketing

Ici, au Centre des carrières de Telfer, nous parlons beaucoup de la façon dont nous pouvons devenir les meilleurs candidats possibles et perfectionner notre CV pour décrocher le poste que nous convoitons. Néanmoins, il arrive parfois que l’on ne soit pas choisi même si l’on a tout fait dans les règles de l’art. Bien que cela fasse partie du jeu, beaucoup d’entre nous peuvent être pris au dépourvu, surtout la première fois. Aujourd’hui, nous allons parler du syndrome de l’imposteur, de la façon de composer avec le rejet, de la résilience et de mes conseils préférés pour une recherche d’emploi en pleine conscience.

 

Le syndrome de l’imposteur : dompter la bête

Souffrir du syndrome de l’imposteur, c’est éprouver un sentiment envahissant d’imposture et douter indûment de ses capacités. C’est craindre d’être découvert comme un imposteur et croire que l’on ne doit son succès qu’à un coup de chance. Bien que ce syndrome ne soit pas formellement considéré comme une maladie mentale, la recherche indique qu’au moins 80 % des adultes en ont souffert en 2020. Le rejet d’un employeur peut aggraver ce sentiment en vous faisant croire que vous ne méritiez pas vraiment votre diplôme.

 

Voici quelques mesures que vous pouvez prendre pour atténuer votre anxiété :

1. Sachez que vous n’êtes pas seul(e). C’est banal, je sais, mais néanmoins vrai. Tout le monde se sent un jour ou l’autre comme un imposteur : vous n’êtes PAS le maillon faible. Vous seriez surpris(e) de savoir qui a également souffert du syndrome de l’imposteur – même la célèbre poétesse américaine et militante des droits civiques Maya Angelou a évoqué son combat contre ce syndrome.

2. Suivez et mesurez vos progrès. Bien définir et suivre vos objectifs de carrière peut transformer positivement votre productivité et votre degré d’assurance. Un examen régulier de vos objectifs vous aidera à mieux définir vos principales compétences et faiblesses. Ainsi, au lieu d’avoir l’impression d’être mauvais(e) en tout, faites le bilan de vos réussites et faites preuve de bienveillance envers vous-même en vous disant : « Je n’ai peut-être pas encore accompli X, mais j’ai accompli Y et Z et c’est plutôt chouette. »

3. Dites « Oui! » aux nouvelles occasions. Lorsqu’on est en proie au syndrome de l’imposteur, il est facile de renoncer à de nouvelles occasions professionnelles, éducatives et parascolaires, simplement par peur. En disant « oui » plus souvent, vous allez : tisser des réseaux, créer des débouchés et renforcer vos compétences. Toutes ces choses viendront atténuer votre sentiment d’imposture.

 

Renforcer sa résilience en se relevant d’un rejet

Pensez-y : dans le monde professionnel, la majorité des personnes qui osent se mettre en avant sont rejetées, et non choisies. Le fait de savoir cela ne rendra pas l’expérience plus agréable, mais cela mettra les choses en perspective. Heureusement, vous pouvez apprendre beaucoup d’une candidature rejetée... et renforcer votre résilience par la même occasion. D’abord, n’hésitez pas à demander des rétroactions aux recruteurs : ils vous donneront peut-être une réponse générique, mais vous pouvez toujours leur demander poliment vous fournir des détails additionnels. Vous avez investi beaucoup de travail dans le processus et vous méritez une explication.

 

Vrai : certains employeurs ne fournissent tout simplement aucun retour d’information. Dans ce cas, je me dis l’avoir échappé belle, car le refus de fournir des rétroactions peut signaler un milieu de travail hostile.

 

Si toutefois vous recevez des rétroactions, profitez-en pour intégrer ces détails à votre plan de développement personnel. Il est également possible – surtout après une longue série de refus – que vous deviez préciser votre recherche d’emploi, adapter votre CV ou ajouter des certifications à votre profil. Demandez-vous si ce que vous dites en entretien correspond à ce qui figure sur votre CV, si vous incluez les bons mots-clés et si vous pourriez suivre un cours supplémentaire pour vous distinguer davantage de la concurrence.

 

Chercher un emploi en pleine conscience

Pour conclure, voici quelques-uns de mes meilleurs conseils pour demeurer attentif tout au long de sa recherche d’emploi (et dans la vie de tous les jours) :

  • Cernez votre « pourquoi » : En circonscrivant votre intention et votre objectif, vous aurez plus de chances d’obtenir des entretiens d’embauche pertinents. Ne vous contentez pas de dire « J’ai besoin d’un emploi pour gagner de l’argent », mais tâchez plutôt de relever les secteurs qui vous intéressent, de définir les retombées que vous souhaitez avoir, etc.
  • Demeurez dans le présent : Une fois que vous avez reçu des rétroactions, ne pensez plus au passé et concentrez-vous sur le présent et l’avenir. Vous pouvez vous ressentir de la frustration, certes, mais ajustez votre langage : la question n’est pas de savoir si vous obtiendrez un emploi, mais de savoir quand.
  • Évitez de vous surmener : Si l’on n’y prend pas garde, la recherche d’emploi peut facilement devenir un travail à plein temps. Au lieu d’essayer de postuler massivement 30 postes à la fois, trouvez votre propre cadence et fixez‑vous de petits objectifs mesurables.

 

 

Si vous doutez de vous et que vous cherchiez des moyens de surmonter les refus passés et d’éviter les rejets futurs, ne cherchez pas plus loin : prenez rendez-vous avec les professionnels du Centre des carrières de Telfer à partir de Destination carrière.


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