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 |  Étiquettes : changement de carriere, options

Kasia Palkowski
Kasia Palkowski
Étudiante de 5e année en gestion des ressources humaines

Ces quatre dernières années, je m’étais mis en tête de travailler en comptabilité pour le gouvernement fédéral. Je l’avais décidé dès la fin de mon stage d’été à l’Agence du revenu en août 2016. Mon stage suivant à Pêches et Océans, de mai à décembre 2018, avait également confirmé ce choix. J’ai vraiment aimé ces milieux de travail, les occasions d’apprentissage et les gens que j’ai eu la chance de rencontrer au sein de mes équipes.

En février 2018, la pression s’est fait sentir. Mes cours de comptabilité sont devenus plus exigeants, ma charge de travail a augmenté et j’ai aidé à mettre sur pied le tout premier réseau de femmes de Telfer, WMN, en plus d’assumer mon rôle d’ambassadrice au Centre des carrières de Telfer et de directrice des commandites au CASCO. J’ai commencé à me sentir dépassée et j’avais de la difficulté à gérer tout ce que j’avais à faire. (Avec le recul, je me rends compte que c’était un moment crucial dans ma vie, car j’ai appris mes limites professionnelles et ce qui était trop pour moi.)

Parallèlement, d’autres événements se sont produits (tant positifs que négatifs) et ont commencé à influer sur mon cheminement de carrière, bien que je ne m’en sois rendu compte qu’après coup. Le séminaire sur le leadership de Matt Archibald (ADM 4396) m’a donné l’occasion de découvrir ma passion et de rencontrer des leaders bien connus de la région d’Ottawa. Assister à différents ateliers du Centre des carrières comme l’atelier « Qui suis-je : connaissance de soi et tests de carrière » m’a aidée à évaluer mes forces, mes intérêts et mes passions. Je commençais à trouver les bonnes personnes qui me mettraient en contact avec d’autres. La pression au travail a commencé à monter. La pression de respecter mes engagements et de continuer à avoir de bonnes notes tout en maintenant une vie sociale a commencé à être plus difficile. Il est arrivé un moment où quelque chose a simplement cliqué, et je me suis demandé si j’étais heureuse en comptabilité.

Ça a été pour moi une révélation. J’avais pensé à faire une option autre que la comptabilité depuis que j’avais suivi le cours Comptabilité intermédiaire 1, celui qui sert souvent de sonnette d’alarme pour bon nombre d’étudiants en comptabilité. Mais avec l’élan de ce que j’avais vécu dans les semaines précédentes, j’ai finalement trouvé le courage de m’admettre à moi-même que la comptabilité n’était peut-être pas le bon choix pour moi. J’ai eu beaucoup de difficulté à l’admettre et lorsque j’ai accepté les sentiments de discordance que je ressentais de plus en plus sous la surface, j’ai beaucoup compté sur mon réseau de soutien. Bon nombre de mes pairs, lorsqu’ils entendaient parler de ma décision de changer d’option, se demandaient ce que j’allais faire maintenant.  Ma réponse a été la même pendant environ 2 mois « Je ne suis pas certaine, mais je sais que je vais trouver une solution ». Et c’est ce que j’ai fait!

Je travaille maintenant à titre de représentante des ventes internes dans une jeune entreprise technologique appelée Oproma. L’entreprise travaille à créer de la valeur à partir des données non structurées des gens. Je n’ai jamais pensé à la vente comme profession ― je croyais que le stéréotype des « vendeurs de voitures » s’appliquait à n’importe quel poste de ventes. J’ai toutefois appris que la vente professionnelle consiste plutôt à établir des relations et à résoudre des problèmes. Mes passions, mes forces, mes intérêts et mes talents sont enfin alignés; je n’essaie plus de rentrer dans le moule d’une trajectoire qui n’est pas la bonne pour moi. J’ai une facilité naturelle à créer des liens avec les gens, et le réseautage est l’un de mes passe-temps préférés. J’ai beaucoup d’entregent et je suis heureuse d’avoir finalement trouvé une profession où je peux m’en servir chaque jour. Je me suis entourée de collègues très motivés, qui me servent de mentors au quotidien et j’en apprends le plus possible de leur part. Le sentiment d’accomplissement que je ressens en général dans ma vie ne ressemble en rien à ce que j’ai ressenti dans le passé. J’ai l’impression non seulement de satisfaire mon âme et sa vocation, mais aussi d’aider les autres à grandir sur le plan personnel et professionnel, ce qui est ma passion ultime.

Mon message principal : Assurez-vous d’être honnête avec vous-même, au sujet de la trajectoire que vous vous êtes fixée. On dit que si vous choisissez un travail que vous aimez, vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie, mais en réalité, il est difficile pour beaucoup de gens de trouver leur passion au départ.


© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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