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L’inclusion sociale est essentielle pour éclairer les pratiques commerciales, l’éducation et les politiques. Elle est aussi la clé d’un plein accès aux puissants avantages socioéconomiques des programmes d’équité et de diversité. Par essence, l’inclusion sociale est de nature interpersonnelle, puisqu’elle est basée sur la façon dont les humains interagissent et se traitent entre eux. Les interactions socialement inclusives font que les gens se sentent en sécurité, respectés et acceptés. L’inclusion sociale a aussi un effet favorable sur la santé physique, la santé mentale et le bien-être. Par exemple, les personnes qui travaillent ou étudient dans un climat socialement inclusif sont susceptibles d’être en meilleure santé, plus heureuses et plus productives.

Un rapport du Conference Board du Canada publié en 2018 note une ouverture croissante à la diversité et à l’inclusion au travail au sein des organisations canadiennes. Toutefois, une série d’articles du Globe and Mail indique que les secteurs public et privé du Canada ont encore de nombreux défis à relever pour ce qui est de promouvoir l’équité et la diversité.

« Pour que le Canada puisse vraiment récolter les fruits de l’équité et de la diversité, il faut créer des organisations authentiquement inclusives. L’embauche de recrues d’horizons divers n’est que le début. Pour vraiment s’épanouir, ces membres du personnel doivent se sentir à leur place et acceptés de leurs collègues. Personne ne veut être une embauche symbolique. Les gens veulent se sentir valorisés, et ce sont leurs interactions avec les autres qui leur disent s’ils le sont », explique Jane O’Reilly, professeure agrégée à l’École de gestion Telfer.

Un nouveau programme de recherche financé par la Fondation canadienne pour l’innovation

Trois femmes, soit les professeures Jennifer Dimoff (Telfer), Jane O’Reilly (Telfer) et Meredith Rocchi (Arts), ont uni leurs forces pour fonder un laboratoire qui étudiera la nature, les antécédents et les conséquences des interactions socialement inclusives. Le projet, intitulé Inclusion, Interaction, and Intervention: The Triple-I Lab (Inclusion, interaction et intervention : le Laboratoire Triple I), a reçu une subvention du Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation.

« Ce programme de recherche sera axé sur la constitution d’une infrastructure technologique unique qui nous permettra de mener des recherches passionnantes sur les dynamiques interpersonnelles, et en particulier sur l’inclusion sociale. Le laboratoire sera équipé de technologies d’observation de pointe ouvrant des perspectives de recherche qui ne seraient pas possibles dans un laboratoire de psychologie traditionnel », explique Jennifer Dimoff, professeure adjointe à l’École de gestion Telfer.

« Le Laboratoire Triple I jouera un rôle crucial dans la création et la validation de programmes d’intervention appliquée, comme des formations, pouvant réellement cultiver des climats d’inclusion. Grâce à des technologies de pointe, nous répondrons à d’importantes questions de recherche dans le but commun de concevoir des stratégies d’intervention qui pourront réellement faciliter une véritable inclusion sociale dans les entreprises et les salles de classe canadiennes », ajoute Meredith Rocchi, professeure adjointe à la Faculté des arts.

Le Laboratoire Triple I sera inauguré en 2021. Les professeures Dimoff, O’Reilly et Rocchi, ainsi que leur réseau de collaboration canadien et mondial, utiliseront l’intelligence artificielle, les technologies d’observation et des outils de mesure physiologique pour enregistrer, coder et analyser les comportements et les interactions sociales dans des groupes de petite, moyenne ou grande taille.

Ce programme de recherche renforcera le travail du pôle stratégique d’impact de l’École de gestion Telfer portant sur la prospérité organisationnelle et sociale, qui a pour but d’appuyer la recherche sociale qui encourage des pratiques de travail saines et inclusives. Il renforcera aussi le travail de la Faculté des arts sur le thème du bien-être tout au long de la vie, y compris les recherches sur le bien-être au travail.

Des avantages pour les entreprises, les organismes publics et les établissements d’enseignement postsecondaire

Les connaissances acquises dans ces recherches contribueront à la force et au caractère innovant de l’économie, et aideront à guider les efforts de la Commission de la fonction publique du Canada pour instaurer la diversité et une culture inclusive au sein de la fonction publique.

Les conclusions de recherche seront par ailleurs traduites en idées concrètes pour aider les établissements d’enseignement postsecondaire du Canada à recruter et à garder des étudiantes et étudiants internationaux susceptibles de rester au pays et de contribuer à la force de l’économie canadienne après leurs études.  

Enfin, le programme de recherche sera un terreau fertile pour la formation d’étudiantes et d’étudiants de talent aux cycles supérieurs, qui pourront acquérir des compétences transférables à des carrières en enseignement universitaire, en recherche, en recherche appliquée, en accompagnement de carrière et en expertise-conseil. Après leur passage au Laboratoire Triple I, ces personnes seront des vecteurs de changement, possédant les connaissances nécessaires pour cultiver l’inclusion sociale chez leurs futurs employeurs et dans le milieu universitaire.

Par Lidiane Cunha


En savoir plus sur le pôle stratégique d’impact « Prospérité organisationnelle et sociale » de l’École de gestion Telfer.

En savoir plus sur le thème de recherche « Bien-être à tous les âges » de la Faculté des arts.

 

Jennifer Dimoff

Jennifer Dimoff, Ph.D., est professeure adjointe à l’École de gestion Telfer. Dans ses recherches, elle s’intéresse principalement aux recoupements qui existent entre le leadership, la santé et la sécurité au travail ainsi que la formation et le perfectionnement du personnel. En savoir plus sur les travaux de Jennifer Dimoff.
Janne O'Reilly

Jane O’Reilly, Ph.D., est professeure agrégée et boursière Telfer sur le bien-être au travail à l’École de gestion Telfer. Ses recherches portent sur les interactions et les relations informelles en milieu de travail. Ses principaux domaines de recherche concernent les mauvais traitements et les comportements sexuels en société au sein des organisations. En savoir plus sur les travaux de Jane O’Reilly.

Meredith Rocchi

Meredith Rocchi, Ph.D., est professeure adjointe au Département de communication de la Faculté des arts. Elle s’intéresse aux avantages des communications interpersonnelles efficaces en lien avec l’activité physique, les comportements relatifs à la santé et l’éducation. En savoir plus sur les travaux de Meredith Rocchi.

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