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Taylor Johansen (MGSS2014) : d'une MGSS jusqu’à la direction au CHEO

Taylor Johansen avec Stépahne Brutus

Le prix Jeune Phénix célèbre les réalisations de nos diplômées et diplômés de moins de 40 ans qui ont relevé d’importants défis en très peu de temps. Taylor Johansen (MGSS 2014) incarne les qualités mises de l’avant par ce prix : depuis des études de premier cycle il y a quinze ans, elle cumule les diplômes, dont un en gestion des services de santé, et a reçu de multiples reconnaissances prestigieuses.  

Elle est aujourd’hui à la tête du département de l’Autisme du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), où elle occupe également des fonctions de direction à l’unité de Développement de l’enfant et des services communautaires. Elle est aussi membre du conseil d’administration de Bénévoles Ottawa, une organisation locale, et de l’Association des diplômés de la MGSS à l’École de gestion Telfer.  

Taylor Johansen sur l'affiche Forty Under 40Johansen est titulaire d’un baccalauréat en sciences de la vie de l’Université Queen’s, d’une maîtrise en gestion des services de santé (MGSS) de l’École de gestion Telfer et a reçu le prix Robert Wood Johnson. En 2021, elle a été nommée au palmarès Forty Under 40 d’Ottawa, présenté par la Chambre de commerce d’Ottawa et le Ottawa Business Journal, en plus d’être l’une des deux Canadiennes choisies comme jeunes cadres visionnaires par la Fédération internationale des hôpitaux (FIH). Cette année, en l’honneur de ses réalisations professionnelles dans le domaine de la santé, elle ajoute le prix Jeune Phénix de l’École Telfer à son impressionnante feuille de route.

Mme Johansen se dit honorée et flattée par cette récompense. Reconnaissant sa chance d’avoir pu s’engager dans différents programmes et postes de direction, elle compte profiter de cet élan et anticipe avec joie ses futurs apprentissages professionnels à titre de jeune leader. 

La MGSS : un tournant majeur 

Taylor Johansen à une conférenceAvant d’obtenir sa maîtrise en gestion des services de santé (MGSS) de l’École Telfer, Taylor Johansen travaillait pour des programmes de réinsertion sociale au Canada et en Australie. Ayant à cœur l’aide aux plus démunis, elle se consacrait aux soins de santé communautaire et au soutien de première ligne aux personnes handicapées. 

Elle a ensuite fait sa maîtrise : « Et ça a été le tournant de ma carrière », raconte-t-elle. Elle a choisi l’École Telfer entre autres pour l’occasion unique de mettre en pratique ses apprentissages théoriques. En 2013, elle a en effet réalisé un stage de quatre mois au CHEO, accompagnant le président-directeur général de l’organisation, Alex Munter, lui aussi diplômé de l’Université d’Ottawa (baccalauréat en sciences sociales). Elle a travaillé sur des projets de gestion du risque, de mobilisation de la patientèle, de stratégie et d’accessibilité. « J’avais un bagage comme cadre dans le secteur de la santé, et la MGSS m’a donné tous les outils pour me propulser », témoigne-t-elle. Son projet pratique pendant ses études portait sur l’élaboration du Cadre de gestion de risque de l’entreprise au CHEO. 

Neuf ans plus tard, elle est directrice du programme en autisme, après avoir gravi les échelons – une réussite qu’elle attribue en bonne partie à la MGSS. Mère de deux petites filles, elle se sent à sa place au CHEO, où elle peut apporter son soutien à l’un des groupes les plus vulnérables de la société : les enfants malades. 

Surmonter les difficultés du système de santé canadien 

Taylor Johansen dans un hôpitalLorsqu’elle se projette dans l’avenir, Taylor Johansen affirme qu’elle peut travailler au même endroit tant et aussi longtemps que sa curiosité demeure alimentée : « La question des soins de santé au Canada en est une qui me fascine. C’est l’un des domaines les plus complexes de la planète. » Son intérêt pour les coulisses du système de santé canadien continue de la motiver au quotidien en lui donnant la même fougue qu’à ses débuts. Le fonctionnement des hôpitaux a été bouleversé par la pandémie de COVID-19 et les défis incommensurables qui en ont découlé, notamment l’épuisement des ressources.  

Malgré cette expérience éreintante, Mme Johansen réussit toujours à faire face aux enjeux du secteur comme la pénurie de main-d’œuvre et les changements de population. Stimulée par sa fascination à décortiquer le fonctionnement de son milieu, elle regarde vers l’horizon, cherchant toujours à créer des liens avec les personnes qui sauront faire avancer le secteur. Revenant sur les répercussions de la pandémie sur la société et sur nos vies, elle souligne le ralentissement des services offerts et les plus grands délais de soins pour les enfants à comparer à la population adulte. C’est sa passion pour son travail qui lui donne l’élan nécessaire pour passer au travers : « C’est ma vocation, ça ne fait aucun doute. » 

Elle adore les transformations constantes du milieu de la santé : gérer le changement et être témoin d’évolutions l’enchantent. La complexité additionnelle amenée par la pandémie lui a aussi permis de renforcer ses liens de collaboration avec ses collègues à l’international. Choisie comme l’une des deux jeunes cadres visionnaires pour le Canada par la Fédération internationale des hôpitaux (FIH), elle a pu tisser des relations étroites avec d’autres cadres de son domaine ailleurs dans le monde, pour échanger des solutions, se pencher sur des problèmes rencontrés et mettre à profit plusieurs idées pour résoudre des problématiques à l’échelle mondiale.  

Les avantages d’un diplôme en gestion des services de santé

 Taylor Johansen à une cérémonie de graduationÀ la prochaine vague de visionnaires qui obtiendront leur MGSS de l’École Telfer, Taylor Johansen conseille de savoir s’adapter, de sortir des sentiers battus et de réfléchir aux façons d’innover. Elle croit cependant que, si on pense au domaine de la santé de manière globale, le travail pour perpétuer des mécanismes culturels qui n’ont aucune raison d’être au-delà des habitudes acquises ne fera que freiner ou ralentir les élans. Selon elle, un bon leader, c’est quelqu’un qui veut voir les choses évoluer pour le mieux, en mobilisant les autres pour y parvenir. Elle encourage les prochaines cohortes à trouver comment révolutionner les manières de faire – comme la pandémie l’a fait avec le télétravail.

« Cherchez à apporter des améliorations partout où vous le pouvez, lancez-vous et n’ayez pas peur de rêver grand. Qui sait si le rêve ne se concrétisera pas », s’enthousiasme-t-elle. Mère de deux filles, la transmission de valeurs féministes solides à ses enfants lui tient à cœur. « Moi, mon mari, ma famille, nous sommes derrière elles à 100 % pour qu’elles suivent leurs intérêts et leurs passions. » 

Apprenez-en davantage sur le diplôme en gestion des services de santé de l’École Telfer, le premier du genre au Canada. Réalisez une MGSS ou une MGSS pour cadres et contribuez à l’amélioration du système de santé canadien. 

Au sujet de l'auteur

Jeune diplômée du programme de baccalauréat en sciences commerciales spécialisé à l’École de gestion Telfer, Sonya Gankina a déjà amorcé sa carrière en tant que consultante et rédactrice en marketing numérique. Ses trois années d’expérience en agence cumulées pendant ses études l’ont aidée à fonder sa propre entreprise, où elle travaille avec de petites boîtes de la région comme de vastes sociétés au Canada et aux États-Unis. On peut la lire dans plusieurs publications de renom, et dans un blogue sur les arts et la culture à Ottawa. <br><br>Sonya Gankina is a recent graduate from the Honours Bachelor of Commerce program at the Telfer School of Management and has already begun her career as a consultant and writer in digital marketing. Armed with three years of agency experience earned while completing her studies, she has established her own business working with local businesses and large enterprises in Canada and the United States. She’s been featured in numerous respectable publications and also writes for an arts and culture blog in Ottawa.

Profile Photo of Sonya Gankina