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Elmira Mirbahaeddin s’est inscrite au doctorat en gestion à Telfer en 2017, après avoir obtenu une maîtrise en gestion pour cadres (affaires urbaines) et un baccalauréat en gestion des soins de santé en Iran. Elle est également titulaire d’une attestation professionnelle en gestion de projet. Sous la direction de la professeure Samia Chreim, elle se spécialise dans les systèmes de santé.

Nous l’avons rencontrée pour en apprendre davantage sur ses champs d’intérêt dans le domaine des soins de santé mentale et du soutien par les pairs (personnes ayant connu l’itinérance ou des problèmes de dépendance ou de santé mentale qui viennent en aide à des personnes aux prises avec les mêmes problèmes, et qui leur offrent des services favorisant leur rétablissement).

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier les systèmes de santé à Telfer?

J’ai décidé de me spécialiser dans ce domaine pour mettre à profit mes études antérieures et mon expérience professionnelle dans les politiques de gestion du personnel de la santé. Après avoir immigré au Canada, je me suis donné pour objectif d’ancrer mes travaux dans le concret afin d’apporter ma contribution à l’édifice social. Pour enrichir mes démarches d’exploration des soins de santé mentale, je mets en pratique les théories de gestion, en particulier celles en lien avec le comportement organisationnel et les ressources humaines. J’étais emballée à l’idée de pouvoir profiter de l’expertise de Telfer et d’étudier les recoupements entre les systèmes de santé et ces questions. Ça peut sembler ambitieux, mais c’est ce qui m’a propulsée.

Sur quoi porte votre recherche et comment contribuera-t-elle au domaine?

Dans la foulée de la pandémie, j’ai orienté mes recherches sur la virtualisation du soutien par les pairs et les répercussions de cette transformation sur les personnes qui le fournissent et le reçoivent. En partenariat avec un organisme à but non lucratif, je recueillais des données et menais des recherches d’intérêt pour la communauté. Ce projet touchait à l’évolution des fonctions professionnelles des pairs au travail et des gestionnaires, aux stratégies utilisées pour s’adapter à ce changement soudain ainsi qu’aux inconvénients et aux avantages qu’il présentait.

Vous avez récemment publié un article dans la revue Administration and Policy in Mental Health and Mental Health Services. Quelles en sont les grandes lignes?

Au début de 2022, j’ai publié le premier article issu de ma thèse sous la direction de la professeure Samia Chreim. J’y traitais des facteurs de mise en œuvre du soutien par les pairs dans les systèmes de santé mentale. Ces facteurs sont présentés selon un modèle à plusieurs variables : systémique (facteurs socioculturels, réglementaires et politiques, économiques et financiers), organisationnelle (culture organisationnelle, leadership, méthodes de gestion du changement et politiques de gestion des ressources humaines) et individuelle (relations entre les pairs et les membres de l’équipe). J’avais présenté les résultats préliminaires de cette recherche au congrès de l’Association canadienne pour la recherche sur les services et les politiques de la santé en 2021.

Quelles seront les retombées de votre recherche sur les soins de santé mentale au Canada?

Mon premier article a contribué à la recherche, aux politiques et aux pratiques entourant un enjeu d’importance : l’intégration du soutien par les pairs au sein des équipes, des organisations et des systèmes de santé mentale comme moyen d’améliorer l’accès à ces services et aux services sociaux. Les prochains chapitres de ma thèse auront d’importantes retombées sociales, car ils favoriseront le maintien de programmes de soutien utiles de même que la compréhension des mécanismes de résilience chez les personnes vulnérables en situation de crise.

Par Rania Nasrallah-Massaad


© 2022 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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