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Nicolas Legendre s’est inscrit au programme de doctorat en gestion à Telfer en 2016, après y avoir obtenu une maîtrise en gestion. Il se spécialise en finance et est dirigé par la professeure Miwako Nitani. Pendant ses Nicolas Legendre études, il a obtenu la Bourse doctorale Lilian-et-Swee-Chua-Goh et la Bourse Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus sur ses recherches dans le domaine du financement des petites et moyennes entreprises au pays.

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier la finance?

J’ai choisi de me spécialiser dans la finance des petites entreprises en raison de leur apport colossal à la croissance économique du pays. Parce qu’elles en sont les principaux moteurs, il est essentiel de favoriser la prospérité des petites entreprises, en particulier celles appartenant à des membres de groupes sous-représentés, en abaissant les barrières à leur financement.

Sur quoi porte votre recherche et comment contribuera-t-elle au domaine?

Mes travaux portent sur l’ensemble du processus de mobilisation de capitaux pour les petites entreprises. Plus précisément, je m’intéresse de près aux entrepreneures et entrepreneurs appartenant à des groupes sous-représentés et à la discrimination à leur égard. Ma recherche viendra enrichir les connaissances dans le domaine parce qu’elle caractérise les deux types de discrimination (liée aux préférences ou statistique) à l’encontre des membres de groupes sous-représentés en quête de financement.

Vous avez récemment publié les résultats d’une étude dans le Journal of Banking and Finance. Quelles en sont les grandes lignes?

Intitulée Cooperative lenders and the performance of small business loans, cette étude traite de l’influence du type de prêteur à la dernière étape de la mobilisation de capitaux d’une petite entreprise. Il en ressort que l’asymétrie de l’information est moins prononcée chez les organisations coopératives (coopératives de crédit et caisses populaires) que dans les grandes banques. Comparativement aux prêts consentis par les grandes banques, ceux qui émanent de coopératives sont moins susceptibles de donner lieu à des défauts de paiement, ce qui confirme l’importance de ces dernières pour le financement des petites entreprises.

Quelles seront les retombées de votre recherche sur les politiques publiques?

Les résultats de ma recherche peuvent orienter la création de programmes publics visant à alléger les contraintes financières qui pèsent sur les petites entreprises. J’ai notamment constaté que nombre d’entrepreneures et entrepreneurs appartenant à des groupes sous-représentés renoncent à présenter une demande de prêt malgré leurs besoins criants, par crainte d’un refus. Il faut supprimer les obstacles qui les découragent à l’aide de programmes ciblés leur facilitant l’accès au financement.

Par Rania Nasrallah-Massaad


© 2021 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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