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Professeur Fathallah

Ramzi Fathallah a été embauché en juillet comme professeur adjoint en entrepreneuriat et entreprises familiales à l’École de gestion Telfer. Il a obtenu son doctorat en entrepreneuriat de la Ivey Business School en 2017. Nous l’avons rencontré pour en apprendre davantage sur ses intérêts de recherche portant sur les entreprises familiales et la façon dont les entrepreneuses et entrepreneurs composent avec les difficultés..

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier l’entrepreneuriat? Votre intérêt professionnel cache-t-il un intérêt personnel pour ce domaine?

J’appartiens à la quatrième génération d’une famille qui a fondé une entreprise en 1908. Ma jeunesse durant, j’ai passé une bonne partie de mes fins de semaine et de mes étés à y travailler, et à écouter mon père parler d’expansion ou de nouvelles idées commerciales. J’étais fasciné par les entrepreneuses et entrepreneurs de même que par les entreprises familiales capables d’assurer leur pérennité et leur croissance, particulièrement dans un climat politique et économique turbulent comme celui de mon pays d’origine, le Liban. 

Quels sont les faits saillants ou les nouveaux projets qui vous animent particulièrement?

Ma prochaine publication s’intéresse à la capacité de résilience de ceux et celles qui lancent une entreprise et qui traversent différents types de crises. Cette étude met en lumière les bons et les mauvais côtés de la résilience, et trace un portrait des diverses façons dont ces personnes gèrent leur vulnérabilité au fil du temps. Bien que les personnes résilientes gèrent toujours leur vulnérabilité, elles se concentrent davantage sur leurs tâches de gestion lorsqu’elles perçoivent subjectivement le temps comme une ressource à exploiter en leur faveur; elles tendent toutefois à se montrer vulnérables lorsqu’elles perçoivent le temps comme une difficulté.

Quelle est l’incidence de vos recherches sur le monde du travail au Canada?

Durant la pandémie de COVID-19, les entrepreneuses et entrepreneurs ont fait face à des défis sans précédent, lesquels ont entraîné énormément de vulnérabilité et des émotions extrêmes. Compte tenu du caractère tout à fait exceptionnel de cette situation mondiale, le retour à un état prépandémique, ou état normal, n’est pas une option. Mes recherches décrivent des compétences et des solutions pouvant les aider à rebondir et à s’adapter à une nouvelle normalité. Pour ce faire, les entrepreneuses et entrepreneurs peuvent notamment catégoriser leurs émotions, revoir leurs engagements et apprendre à jouer avec le temps pour étirer ou raccourcir certaines activités. Il faut également tenir compte de l’effet pervers des discours sur la résilience et la nécessité de se montrer résiliente ou résilient, qui peuvent pousser les entrepreneuses et entrepreneurs à dépasser leur capacité de résilience et celle de leur entreprise.  

Cliquez ici pour vous inscrire au séminaire pour les nouveaux professeurs de Ramzi Fathallah.

Par Rania Nasrallah-Massaad


© 2021 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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