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L’innovation numérique dans les milieux de travail

Par Rania Nasrallah-Massaad

Yao Yao a été embauchée en juillet dernier comme professeure adjointe en comportement organisationnel et gestion des ressources humaines à l’École de gestion Telfer. Elle est détentrice d’un doctorat en relations industrielles et ressources humaines de l’Université de Toronto. Nous nous sommes entretenus avec elle pour en apprendre davantage sur ses intérêts pour les relations industrielles.

Pourquoi avoir choisi les relations industrielles et les ressources humaines?

J’ai toujours été fascinée par le jeu des différents acteurs dans les systèmes complexes. Or, les relations industrielles constituent justement l’un de ces systèmes, où le personnel, les syndicats, l’employeur, et l’État interagissent pour trouver un équilibre entre leurs intérêts respectifs. C’est également un champ d’étude appliquée qui explore des problèmes concrets concernant la main-d’œuvre, comme la transformation des marchés de l’emploi et la possibilité pour le personnel de se faire entendre au sein des entreprises.

En quoi vos études doctorales vous ont-elles préparée à votre programme de recherche actuel?

Les relations industrielles sont reconnues pour leurs liens avec différentes disciplines, dont la théorie et le comportement organisationnels, l’économie du travail et la sociologie. Tout au long de mon doctorat, j’ai été en contact avec différentes approches théoriques et méthodologiques utilisées pour s’attaquer aux mêmes enjeux. Cette expérience me permet d’envisager différentes perspectives pour construire des questions de recherches et diverses méthodes pour répondre à des questions de recherche variées. Grâce à cette ouverture et à cette flexibilité, je suis en mesure d’adopter un point de vue multidisciplinaire.

Quels sont les faits saillants ou les nouvelles publications qui vous animent particulièrement dans ce champ de recherche?

Je m’intéresse particulièrement aux conflits entre les normes préexistantes et les changements qu’entraînent les innovations technologiques dans les milieux de travail. Par exemple, une de mes récentes publications dans le British Journal of Industrial Relations, intitulée « Uberizing the Legal Profession? Lawyer Autonomy and Status in the Digital Legal Market », examine les répercussions des plateformes en ligne, qui offrent des services rapides à moindre coût et un système d’évaluation par la clientèle, sur les avocates et avocats, reconnus pour leurs hauts salaires, leur statut social élevé et leur autonomie professionnelle. Cette étude met en lumière les défis auxquels font face les professionnelles et professionnels depuis l’avènement de ces plateformes, qui se développent dans de nombreux secteurs.

Quelle est l’incidence de vos recherches sur le monde du travail au Canada?

La transformation numérique est une tendance irréversible pour les prochaines décennies. Mes recherches visent à mieux comprendre les répercussions des innovations numériques dans les milieux de travail. Cet apport de connaissances sur la transformation numérique de diverses professions aidera la main-d’œuvre canadienne, ainsi que ceux et celles qui prennent les décisions, à mieux se préparer dans les années à venir. Pour affronter le monde du travail de demain, nos étudiantes et étudiants, tout comme la prochaine génération de travailleuses et travailleurs, de gestionnaires et de décisionnaires, devront continuellement mettre leurs compétences à jour et adapter leur façon de penser s’ils souhaitent exceller à l’ère du numérique.


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