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Il faut agir pour réduire les coûts de l’énergie et l’empreinte carbone associés aux centres de données, affirme M. David Wright, professeur de l’École de gestion Telfer. M. Wright appelle ces lieux de puissance informatique « les cheminées industrielles du 21e siècle ». Plus encore : l’action polluante des centres de données monte en flèche avec la forte augmentation des données volumineuses.

Mais il y a des éléments de solution : si les gestionnaires des centres de données pouvaient déterminer automatiquement quand et où effectuer leurs activités de traitement de données, cela leur permettrait de réduire considérablement les coûts d’électricité et les émissions de carbone. Telle est la vision présentée par le professeur Wright, coauteur d’une nouvelle étude qui montre comment les coûts de l’électricité et l’empreinte carbone peuvent être diminués par la planification de la charge de travail dans les centres de données.  

Dans cette étude qui se fonde sur les renseignements obtenus de cinq centres de données situés en Californie, en Alberta et en Ontario, on a simulé un ordonnancement des activités, avec pour résultat des économies substantielles ainsi que des avantages sur le plan environnemental.

Démontrer ce potentiel d’innovation dans les centres de données est primordial alors que deux des plus grandes provinces canadiennes ont convenu une entente sur les changements climatiques et que l’Ontario a signalé l’importance de fixer un coût pour le carbone.

Sommaire du projet

La croissance de l’informatique en nuage stimule la demande de centres de données, qui s’accompagne d’une augmentation des coûts de l’énergie et des émissions de carbone. L’élaboration de normes de surveillance et de contrôle de la consommation d’énergie est l’un des moyens de contrôler la consommation d’électricité dans les centres de données, que l’on peut réduire davantage en conjuguant des mesures d’efficacité énergétique à des politiques de planification de la charge de travail prévoyant l’attribution de tâches aux centres de données dont les coûts en dollars ou en carbone sont peu élevés, peut-on lire dans l’étude de Trung Le et de David Wright, publiée dans Sustainable Computing : Informatics and Systems (sous presse).

S’appuyant sur des données empiriques provenant de la Californie, de l’Alberta et de l’Ontario, les auteurs élaborent un tel modèle d’optimisation afin de quantifier les avantages pécuniaires et environnementaux à tirer de la planification de la charge de travail.

 L'expérience canadienne

Le matériel électronique des centres de données exige d’énormes quantités d’électricité, sans parler de la climatisation nécessaire pour empêcher ce matériel de surchauffer. L’étude fait état de données montrant qu’à l’échelle internationale, les dépenses d’électricité et de climatisation des centres de données dépassent 30 milliards de dollars, soit le prix d’un nouveau matériel serveur. Selon aussi une prévision, l’empreinte carbone des centres de données due à l’achat d’électricité atteindra l’équivalent de 260 millions de tonnes métriques en CO2 d’ici 2020.

Le Canada possède une expertise considérable dans ce domaine et cette expertise devrait continuer de se développer puisque des recherches de pointe ont conduit à l’élaboration de la première norme mondiale pour la réduction des gaz à effet de serre dans les centres de données, établie par l’Association canadienne de normalisation. 

« Les centres de données sont une occasion d’affaires pour le Canada, avec ses coûts d’électricité peu élevés et ses sources d’énergies renouvelables, a expliqué M. Wright. « Plus encore, d’autres économies peuvent être réalisées par rapport aux emplacements situés plus au sud grâce à l’utilisation de l’air extérieur pour le refroidissement du matériel durant l’hiver ».


© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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