Passer au contenu principal
 
 
 
 

Notice: Trying to get property 'article_layout' of non-object in /var/www/html/modules/mod_article_image/mod_article_image.php on line 36

Notice: Trying to get property 'article_layout' of non-object in /var/www/html/modules/mod_article_image/mod_article_image.php on line 36

Leila Hamzaoui-Essoussi Une nouvelle étude de l'École de gestion Telfer révèle que les consommateurs d'aliments biologiques ont tendance à être socialement engagés et soucieux de leur santé, mais ils ne sont pas également des consommateurs « biologiques ». L’étude souligne que cela peut se traduire par des variantes à l’égard de leur disposition à payer un prix supplémentaire pour ce type de produits prix de prestige par rapport aux catégories de produits alimentaires et au type de consommateurs qu'ils représentent, l’étude souligne.

Mehdi Zahaf La recherche des professeurs Leila Hamzaoui-Essoussi et Mehdi Zahaf propose un profil détaillé des consommateurs canadiens d'aliments biologiques et constate que la plupart sont disposés à payer en moyenne jusqu’à 45 % plus cher pour des aliments biologiques mais au-delà de ce montant, la disposition à payer davantage n’est plus significative.

L’étude est basée sur une enquête menée auprès de consommateurs de produits biologiques et qui leur a permis d’identifier les différences dans les habitudes de consommation, les motivations et les raisons d’acheter des aliments biologiques. Parmi les raisons mentionnées, notons la santé, le goût, la qualité des aliments, et l'environnement; le lien avec l'économie locale a été également évoqué « Tous ces aspects devraient entrer en jeu lorsque les spécialistes du marketing et les décideurs politiques déterminent le positionnement et les stratégies de marketing afin d'atteindre ces groupes de consommateurs », selon les chercheurs.

La volonté des consommateurs de payer davantage

L'analyse des données de l’enquête, menée auprès de personnes qui ont acheté des aliments biologiques dans des supermarchés, des magasins d'aliments biologiques et des marchés de producteurs, a permis d'identifier trois groupes distincts de consommateurs. (1) Il y a ceux qui achètent rarement des aliments biologiques et qui ne se décrivent pas comme des consommateurs socialement responsables, ne sont pas motivés à acheter des produits biologiques, et ne sont pas disposés à payer un prix plus élevé. (2) À l'autre extréme se trouvent les consommateurs habituels qui ont tendance à être socialement responsables et qui sont motivés à acheter des produits biologiques principalement par souci de l'économie locale ou de l'environnement. Ils sont décrits comme urbanisés et hautement scolarisé, ils dépensent de 100 $ à 400 $ par mois en produits produits biologiques et ils sont prêts à payer jusqu’à 120 % de plus pour des aliments biologiques.

Il est encore plus étonnant de constater un groupe intermédiaire (3) de consommateurs qui achètent des produits biologiques environ 3 à 10 fois par an. Ceux-ci ne remarquent pas de différences significatives entre les aliments biologiques et conventionnels, et achètent des produits biologiques à l'occasion pour raison de santé. Ils s'appuient sur l'information disponible au moment de l'achat parce que, contrairement aux consommateurs habituels, ils ne sont pas à la recherche de renseignements dans le but d'augmenter leurs connaissances sur ces produits.

Les résultats mettent en lumière des modèles de consommation différents. Les consommateurs habituels sont ceux qui achètent le plus de produits biologiques selon des principes orientés vers les valeurs telles que la durabilité, tandis que les consommateurs intermittent les achèteront pour des raisons plus égocentriques, comme la santé. L’importance liée aux caractéristiques du produit (kilométrage-aliment, goût, qualité, etc.) et la disposition à payer davantage varie selon le groupe de consommateur et le type d’aliment.

« Une meilleure compréhension du profil de chaque groupe de consommateurs aidera les producteurs et les distributeurs à mieux répondre aux valeurs spécifiques qui définissent leur consommation », indiquent les chercheurs.

Les professeurs Hamzaoui-Essoussi et Zahaf enquêtent sur le marché des aliments biologiques en Ontario et dans le reste du Canada grâce à des subventions importantes du Conseil de recherches en sciences humaines et du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales. « Canadian Organic Food Consumer’ Profile and Their Willingness to Pay Premium Prices » a été récemment publié dans le Journal of International Food & Agribusiness Marketing.

Pour consulter l'étude.


© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
Politiques  |  Urgences

alert icon
uoAlert