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Sandra Schillo Comment peut-on transformer davantage les investissements en matière de recherche en innovation? Il convient de mettre l’accent sur le développement des liens entre la science et l’industrie et de méthodes améliorées de mesure de l’impact de la recherche, selon la professeure Sandra Schillo de l’École de gestion Telfer. L’application et la validation de la recherche publique deviennent actuellement une préoccupation de premier plan pour les gouvernements partout dans le monde, explique-t-elle. « Nous ne connaissons pas encore toutes les retombées – qu'elles soient sociales, environnementales ou liées à la santé – qui intéressent le gouvernement. Pour l'instant, tout ce que nous pouvons faire, c'est mesurer quelques-unes des retombées économiques ». Elle est optimiste, cependant. « Je vois d'énormes possibilités en ce concerne l'apport d'outils d'évaluation de domaines connexes dans le domaine de l'innovation. Nous pourrons utiliser de nouvelles méthodes pour évaluer le rendement ».

L'expérience que Mme Schillo a acquise au sein du gouvernement et du secteur privé lui a donné une perspective appréciable de la dynamique de l’innovation. Elle a travaillé dans les domaines de la transfère technologique et de propriété intellectuelle au Conseil national de recherche du Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Elle est fondatrice de la firme d'experts-conseils Innovation Impact Inc., qui aide les organismes gouvernementaux d'accroître l’effet de leurs activités d’innovation et d’entrepreneuriat. Parmi ses clients, on compte Industrie Canada, de nombreuses agences et plusieurs ministères fédéraux à vocation scientifique, de même que des organisations non gouvernementales qui sont actives dans les domaines de l'innovation et de l'entrepreneuriat.

Elle a fait sa thèse de doctorat sur les entreprises dérivées dans un institut de prestige, l'École d'entrepreneuriat et de gestion de l'innovation de l'Université de Kiel, en Allemagne. Sa maîtrise de gestion technique de l'Université de Karlsruhe, en Allemagne, comprenait une spécialisation en gestion de l'innovation et en transfert de technologie. « En ce qui concerne l'innovation, l'Allemagne mérite tout à fait sa réputation pour ses investissements dans les études orientées sur les données, ce qui favorise la stratégie de gestion en innovation », dit-elle. « Le pays se trouve donc dans une situation privilégiée par rapport aux autres territoires puisque la recherche contribue à l'élaboration des politiques et des programmes ».

Le développement de la politique canadien est retardé par un manque d’accès aux données pertinentes et actuelles qui pourront mener à de meilleurs programmes et politiques et, en fin de compte, à une meilleure performance économique, selon la professeure Schillo. Un des thèmes principaux de sa recherche est donc de fournir des éléments probants plus solides dans le but d’améliorer les politiques et les programmes en recherche et en innovation. À titre d'exemple, elle apporte actuellement son expertise à un projet du réseau BioFuelNet Canada visant à positionner la recherche et le développement liés au biocarburant de façon à accroître son utilisation dans les politiques, la réglementation, les pratiques et la commercialisation. Ce projet devrait appuyer de futurs projets de recherche liés aux biocarburants et les faire mieux cadrer avec les besoins des industriels et des décideurs.

Elle est également chercheuse principale d'une recherche intitulée « Applying Quality Function Deployment to Science, Technology and Innovation Policy ». La recherche se réalise en collaboration avec sa collègue du Sprott School of Business de l’Université Carleton dans le cadre du programme des Fonds de recherche Telfer-Sprott. Ce projet vise à développer des cadres de travail qui font explicitement le lien entre les activités de science et d’innovation et les objective de politique et de programme visés.

Mme Schillo apporte un point de vue unique dans ces domaines, puisqu'elle saisit le contexte stratégique, économique et de gestion de l'innovation. « C'est dans cette perspective que j’espère pouvoir poser des questions pertinentes, de concevoir des projets de recherche qui nous aideront à cerner les facteurs qui empêchent les Canadiens d'optimiser leurs investissements ».


© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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