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Mary Valdes a intégré le programme de doctorat en gestion de Telfer en 2017, après un MBA axé sur la recherche au Chili. Elle est experte-comptable spécialisée en droit fiscal.

Mary Valdes fait son doctorat sous la direction de la professeure Samia Chreim. Elle s’intéresse principalement à la comptabilité de gestion, aux systèmes de contrôle de gestion (SCG), au secteur minier et à la participation des petites et moyennes entreprises (PME) aux réseaux de production mondiaux. Nous l’avons rencontrée pour en apprendre davantage au sujet de ses recherches sur la comptabilité de gestion des petites et moyennes entreprises.

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier en comptabilité?

C’était une évidence pour moi de faire mon doctorat en comptabilité. Pendant 15 ans, j’ai occupé des postes d’experte-comptable, d’auditrice et de cadre supérieure dans plusieurs organisations des secteurs public et privé. J’ai pu constater les retombées concrètes d’une saine comptabilité sur la réussite et la survie des entreprises. C’est un facteur crucial pour les PME, qui sont à la fois les entreprises les plus vulnérables et les plus essentielles au développement économique.

Sur quoi porte votre recherche et comment contribuera-t-elle au domaine?

J’étudie les systèmes de contrôle de gestion (SCG). Ma thèse s’appuie sur de nombreuses études de cas de PME qui font partie de la chaîne d’approvisionnement du secteur minier au Chili. Je m’emploie à décrire leurs SCG et à comprendre les facteurs qui déterminent le choix de la configuration des contrôles.

Mon point de vue est novateur. Il produira une évaluation exhaustive des SCG et envisage l’analyse tant au niveau organisationnel qu’individuel. En outre, je suis la seule à appliquer des cadres traditionnels de SCG dans le contexte de l’extraction minière en Amérique latine.

Quels sont les points saillants de vos travaux?

Mes premières constatations mettent en lumière la grande diversité des stratégies de contrôle des entreprises, y compris celles qui ont un système de contrôle élaboré. En cela, mes constatations contredisent le corpus de recherche sur les SCG des PME.

Les PME doivent faire preuve de créativité dans leurs méthodes de contrôle à l’égard des membres du personnel, des ressources et des obligations contractuelles, mais aussi pour composer avec les contraintes que leur posent les ressources limitées et leurs relations de pouvoir asymétrique avec leurs clients, de grandes sociétés minières.

Les personnes que j’ai interrogées m’ont parlé des exigences de l’industrie et des obligations contractuelles qui leur imposent des contrôles supplémentaires. Cependant, l’analyse révèle que les traits de personnalité et l’expérience des gestionnaires influencent leur choix de contrôles et nuancent leur application, ce qui pourrait expliquer la diversité des SCG.

Quelles seront les retombées de votre recherche sur les entreprises canadiennes? 

Au Canada comme au Chili, l’activité du secteur minier est importante et fait appel à des PME pour des fournitures cruciales. Mes travaux seront donc tout aussi profitables aux entreprises canadiennes. J’espère que ma recherche apportera une meilleure compréhension de l’organisation des PME et stimulera des recherches plus approfondies dans ce domaine, afin d’améliorer les politiques pour mieux soutenir les PME. 

Par Rania Nasrallah-Massaad


© 2022 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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