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Caroline Chamberland-Rowe a entrepris des études doctorales en gestion en 2016 après avoir décroché une maîtrise ès sciences en systèmes de santé à l’École de gestion Telfer. Elle avait auparavant obtenu un grade de premier cycle en développement international et mondialisation à l’Université d’Ottawa. À Telfer, Caroline a reçu sa formation sous la direction de la professeure Ivy Bourgeault. Nous nous sommes entretenus avec elle afin d’en savoir plus sur son intérêt pour l’accès équitable aux soins de maternité.

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier les systèmes de santé? Votre choix a-t-il été motivé par des raisons personnelles?

J’ai choisi ce domaine parce que j’ai à cœur de nouer des liens de collaboration et de dialoguer avec des partenaires communautaires pour générer des connaissances extrêmement pertinentes et utiles qui nous aideront à relever d’importants défis dans le système de santé. Plus particulièrement, j’ai vu une occasion de parfaire mes compétences en recherche et de mieux comprendre, dans toute leur complexité, les meilleurs moyens d’utiliser les politiques sur la main-d’œuvre en santé maternelle et les activités de planification et de gestion connexes pour promouvoir un accès équitable aux soins centrés sur la personne.

Sur quoi porte votre recherche et comment contribuera-t-elle au domaine?

Bien que les priorités provinciales favorisent l’équité quant au choix d’un fournisseur de soins de maternité (spécialiste en obstétrique, médecin de famille ou sage-femme) pour les personnes enceintes, la possibilité de choisir parmi ces options demeure limitée dans la région ontarienne de Champlain. Face à ce problème local, j’ai entrepris un projet de thèse financé par une bourse d’apprentissage en matière d’impact sur le système de santé des IRSC et une subvention $15K Challenge de Women’s Xchange, en partenariat avec le Programme régional des soins à la mère et au nouveau-né de Champlain. En premier lieu, ce projet consistait à analyser l’accès à l’éventail complet de fournisseurs de soins de maternité d’un bout à l’autre de la région. La patientèle, les fournisseurs et les responsables des politiques ont ensuite été consultés; le but était de comprendre les facteurs qui influent sur l’accès aux soins pour les personnes enceintes et leur autonomie dans le système local de soins de maternité.

Parlez-nous d’un des plus récents faits saillants de votre recherche.

J’ai récemment reçu le prix commémoratif Pat-Martens du meilleur résumé étudiant, après avoir présenté mes principaux résultats à la conférence de 2021 de l’Association canadienne pour la recherche sur les services et les politiques de la santé. Lors de ma présentation, j’ai expliqué l’éventuelle utilité d’autres mécanismes de rémunération et d’assurance, d’une meilleure coordination régionale et de ressources d’information exhaustives comme moyens localement adaptés d’aider de manière équitable les personnes enceintes à exercer leur liberté de choisir un fournisseur de soins dans la région de Champlain.

Quelles seront les retombées de votre recherche sur les politiques canadiennes en santé?

Ma recherche vise à améliorer le système de santé en offrant aux décideuses et décideurs locaux les données nécessaires pour promouvoir un accès équitable aux soins de maternité par une meilleure harmonisation de l’offre de main-d’œuvre, de sa répartition et de sa composition (spécialistes en obstétrique, médecins de famille, sages-femmes) avec les choix et les besoins des personnes enceintes. Grâce à mon approche collaborative, les données issues du projet servent déjà à prendre des mesures concrètes, et l’on explore actuellement des occasions de procéder de la même façon dans d’autres régions.

Par Rania Nasrallah-Massaad


© 2021 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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