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Andrew Scarffe a entamé le programme de doctorat en gestion avec concentration en systèmes de santé à Telfer en 2018. Sous la direction des professeurs Kevin Brand et Wojtek Michalowski, il étudie la prise de décisions en médecine préventive. Le doctorant a reçu une bourse d’études supérieures de l’Ontario, le prix d’engagement au doctorat de Telfer (2021 et 2022), une bourse d’études supérieures de la Reine Elizabeth II en sciences et technologie et une bourse Mitacs Accélération Entrepreneur. Il est aussi le représentant étudiant au comité de direction pour la division de la gestion des soins de santé à l’Academy of Management.

Nous nous sommes entretenus avec lui pour en savoir plus sur ses intérêts de recherche, et plus particulièrement les seuils de décision individuels en matière de mesures préventives en santé.

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier les systèmes de santé à Telfer?

Avant d’arriver à Telfer, je travaillais pour l’Ivey International Centre for Health Innovation à l’Ivey Business School de l’Université Western. Pendant cette période, j’ai réalisé que la gestion des systèmes de santé pourrait bénéficier énormément des connaissances tirées des recherches en gestion et des organisations à l’extérieur des systèmes de santé traditionnels. Désireux d’étudier les systèmes de santé sous l’angle de la gestion, j’ai été attiré par le programme de doctorat en gestion de Telfer, qui offrait une concentration en systèmes de santé.

Sur quoi porte votre recherche et comment contribuera-t-elle au domaine?

Ma recherche doctorale porte sur les raisons qui amènent les gens à prendre des décisions différentes en lien avec les mesures préventives en santé (vaccins, port du masque, changement de mode de vie, dépistage du cancer, etc.) à la lumière des mêmes informations. Je cherche à déterminer comment la vision culturelle du monde d’une personne la prédispose à anticiper un regret plus (ou moins) grand face à des résultats incertains (p. ex. événements indésirables associés au traitement ou au refus de traitement), ce qui modifie son seuil de décision. Mes travaux contribuent au savoir scientifique en combinant la vision du monde à un modèle de décision qui tient compte de points de vue dits objectifs et subjectifs (le modèle du double processus décisionnel) dans le contexte de l’évaluation des seuils de décision implicites.

Vos travaux ont récemment été publiés dans la revue Cost Effectiveness and Resource Allocation de BMC. Quelles sont les grandes lignes de cette étude?

Outre mes travaux doctoraux, je mène un programme de recherche sur l’estimation de la rentabilité d’une intervention en soins primaires pour les personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Une synthèse des résultats de cette étude est récemment parue dans The Conversation. Mon constat, c’est que le programme de gestion intégrée des maladies « Best Care » pour les personnes atteintes de BPCO qui sont très vulnérables et sujettes à une exacerbation est rentable et préférable par rapport à la norme de soins habituelle en Ontario. En somme, il procure à ces personnes de meilleurs résultats à un coût moindre.

Quelles seront les retombées de votre recherche sur les politiques publiques concernant les mesures préventives en santé?

On trouve dans les politiques publiques beaucoup d’exemples de cas où le public ne s’entend pas sur les « meilleures » façons de faire. Il en découle souvent une polarisation et une tendance à rejeter les points de vue divergents sous prétexte qu’ils sont « irrationnels », « stupides » ou « fous ». Pour faire progresser le discours public, il est essentiel de comprendre comment les gens justifient leurs décisions, et plus précisément comment ils arrivent à ces décisions en calculant subconsciemment leur seuil de décision implicite – l’objet de mes travaux.

Par Kelsey Oldland


© 2022 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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