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Compte tenu du nombre croissant de mises en garde contre les risques d’une crise financière dans le monde, il est extrêmement important de trouver des outils qui aideront les banques à naviguer dans les méandres du monde financier. Depuis la crise financière de 2008, les banques ont beaucoup investi dans les nouvelles technologies afin d’améliorer leurs stratégies de gestion des risques.

Domaine pluridisciplinaire englobant les mathématiques, les statistiques et l’informatique pour interpréter des données enregistrées et prévoir les tendances pertinentes, l’analytique a transformé de façon spectaculaire la manière dont les institutions financières abordent la gestion des risques. Un rapport de McKinsey & Company montre qu’alors que 15 % des spécialistes fonctionnels travaillaient en analytique en 2016 leur proportion s’approchera de 40 % en 2025.

« L’analytique est devenue un outil précieux qui aide les institutions financières comme les banques à prévoir les risques et à mieux se préparer aux incertitudes du marché financier », dit Jonathan Li, professeur à l’École de gestion Telfer et spécialiste de l’analytique d’affaires et des mathématiques financières. Si les banques arrivent à de meilleures prévisions, elles seront également plus susceptibles de prendre des décisions d’investissement appropriées à mesure que les scénarios économiques se dessinent.

Cependant, l’analytique a ses limites. Le professeur Li explique que la plupart des modèles sont fondés sur des données historiques et qu’ils ne « permettent pas d’établir des prévisions ». C’est une des raisons pour lesquelles il est difficile actuellement d’utiliser l’analytique pour prédire le comportement des marchés et gérer les risques.

Par exemple, lorsque les banques sont préoccupées par le risque de défaut de paiement des créances hypothécaires, leurs analystes financiers pourraient examiner les données hypothécaires des 10 dernières années et chercher des tendances pour déterminer si un comportement semblable est susceptible de se reproduire.

« Toutefois, un modèle qui mesure le risque de perte en fonction du comportement antérieur des marchés nous permet-il de donner une meilleure idée des risques auxquels les banques seront confrontées ? » demande le professeur Li. Comme le marché financier dépend d’une série de facteurs complexes, rien ne garantit que l’histoire se répète.

« Les prévisions fondées sur le comportement historique des marchés constituent un excellent point de départ, mais les banques doivent faire attention lorsqu’elles s’appuient sur un trop grand nombre de facteurs inconnus pour prendre des décisions », poursuit Li. Les modèles analytiques qui dépendent trop des données historiques sont susceptibles de présenter des tendances qui fausseront le comportement à venir des marchés.

Pour résoudre ce problème, le professeur a mis au point des modèles mathématiques sophistiqués qui complètent la mesure actuelle des pertes. Operations Research, la meilleure revue en recherche opérationnelle, a accepté ces résultats.

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« Les institutions financières ne devraient pas se fier uniquement aux données historiques, mais plutôt chercher des outils analytiques plus systématiques pour mesurer les risques. De tels outils complémentaires, comme ceux que je propose, contribueront à créer des modèles de risque représentant fidèlement ce qui est susceptible de se produire dans les marchés. »

 

Qui gagne ?

Lorsqu’elles se dotent des meilleurs outils et modèles analytiques, les banques accroissent leur capacité à naviguer dans les méandres du marché des investissements et, au final, à améliorer leurs résultats.

Selon le professeur Li, en plus de travailler avec les modèles et les outils les plus récents, les banques devraient également mettre au point une terminologie et des pratiques cohérentes lorsqu’elles communiquent un scénario défavorable aux organismes de réglementation et aux clients. Il est possible de les amener à prendre de mauvaises décisions si on présente les risques de façon simpliste ou inadéquate.

Les solutions qui peuvent aider les banques à mieux mesurer et contrôler leurs pertes profiteront également à la société en général. Les décisions des banques influent non seulement sur les investisseurs importants et les grandes sociétés, mais aussi sur quiconque détient un fonds commun de placement, un fonds d’épargne-retraite ou un fonds d’épargne-études pour ses enfants.

Puisque le client moyen n’a pas suffisamment de connaissances pour évaluer les risques et effectuer des placements optimaux, il dépend des choix que font ces institutions financières. Si les banques sont bien préparées, leurs clients auront moins de surprises.

Vous voulez en savoir plus sur la recherche en gestion des risques ?

Pour en savoir plus sur la manière dont l’analytique peut aider les banques à améliorer leurs stratégies de gestion des risques, n’hésitez pas à communiquer avec le professeur Li.

Ne manquez pas le 10 mai prochain l’Atelier de 2018 sur la gestion quantitative des risques et l’analyse financière organisé par l’École de gestion Telfer, avec le concours du Département de mathématiques et de statistique.


© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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