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par Lidiane Cunha

Adaptation du lieu de travail

Les travailleurs handicapés forment encore le groupe en quête d’équité le plus sous-représenté dans les entreprises canadiennes, d’après le Conference Board du Canada (page en anglais). Une enquête de Statistique Canada montre que près de 650 000 Canadiens handicapés aptes à travailler sont actuellement sans emploi. Lorsque des personnes handicapées se trouvent un emploi, elles ont souvent de nombreux défis à relever pour réussir au travail. Le manque d’accès à des aménagements est un des principaux obstacles.

L’adaptation du lieu de travail des personnes qui en ont besoin est obligatoire en vertu des lois canadiennes. Malheureusement, de nombreux employés hésitent à se prévaloir de leurs garanties juridiques. Lorsqu’un employé a besoin d’un aménagement, comme un horaire souple ou la modification de tâches, il pourrait éventuellement essayer de le négocier de façon informelle avec son supérieur immédiat. Il arrive couramment que des employés non handicapés demandent ces adaptations au lieu de travail — et qu’on les leur accorde. En donnant aux gestionnaires le pouvoir discrétionnaire de prendre ces décisions, on peut contribuer à compenser l’absence ou l’imprécision d’une politique organisationnelle, mais cela peut entraîner des décisions qui ne sont pas objectives.

Ce dont traitent ces travaux

À quel moment et pourquoi les gestionnaires canadiens sont-ils prêts à consentir des aménagements discrétionnaires aux employés handicapés? Ces questions guident un nouveau projet de recherche mené par Silvia Bonaccio, professeure titulaire à l’École de gestion Telfer et professeure Ian Telfer en psychologie du travail et des organisations. Elle a reçu une subvention Savoir du Conseil de recherches en sciences humaines. En révélant les facteurs qui ont une influence sur les aménagements discrétionnaires en milieu de travail, ses travaux donneront un aperçu du pessimisme que les gestionnaires continuent d’exprimer à l’égard des employés handicapés, et contribueront à le corriger. Les résultats des travaux de la professeure Bonaccio se traduiront en directives pour aider les entreprises à favoriser des milieux de travail plus équitables.

Ceux qui profiteront de ces travaux

« Nos travaux pourraient ultimement faire évoluer les lieux de travail en améliorant la vie professionnelle des 20 % de Canadiens et de Canadiennes en âge de travailler qui vivent avec un handicap. Nous espérons également que nos résultats permettront aux gestionnaires et aux employés des RH de mieux répondre aux besoins des employés handicapés. Les membres d’organismes communautaires qui appuient les besoins des personnes handicapées en matière d’emploi en profiteront également, vu qu’ils contribuent à donner aux gestionnaires une information sur les handicaps qui est fondée sur des données probantes. »

— Professeure Bonaccio


Renseignez-vous sur les subventions Savoir du Conseil de recherches en sciences humaines.


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