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Shujun Ding Les études comportementales ont été longtemps jugées secondaires dans les domaines de la comptabilité et de la finance. Aujourd’hui, les chercheurs sont plutôt d’avis qu’une meilleure connaissance de ce domaine permet de comprendre pleinement la façon dont les gens prennent les décisions.

Shujun Ding, professeur à l’École de gestion Telfer, fait partie de ces chercheurs qui optent pour cet angle. Il a examiné l’application d’un outil nommé « the balanced scorecard (BSC) », largement utilisé pour l’évaluation du rendement. M. Ding a démontré que la complexité du BSC nuit à la qualité de la décision à cause de la surdose d’information. Notamment, l’outil était vulnérable aux biais liés à l’humeur. La recherche démontre également que les incitatifs financiers peuvent modifier ces biais.

« Mes résultats par rapport au BSC sont semblables à ce qui se passe au moment où un agent de prêt ou un investisseur institutionnel doivent prendre une décision au sujet d’un prêt ou d’un investissement, » explique Ding, qui enseigne des cours en gestion et en comptabilité financières.

« Il existe environ vingt critères qui devraient guider votre décision et que vous seriez mieux d’utiliser tous ces critères. Cependant, sans d’aides à la décision, vous considérez seulement sept ou huit, tout au plus. Il s’agit d’une évaluation subjective : vous devez mettre de côté les autres facteurs et vous avez besoin de signaux pour pouvoir prendre une décision. »

Corriger les préjugés

À cet égard, les humeurs sont importantes parce qu’elles fournissent le contexte sous-jacent de nos processus mentaux et de nos comportements dans une organisation, constate M. Ding. Un nombre croissant d’études traitent de l’effet des humeurs. Des recherches dans le domaine de la finance observent que les prix des actions sont liés aux humeurs et peuvent changer lors d’une journée ensoleillée ou une journée pluvieuse, par exemple, ou encore pour une victoire ou une défaite lors d’un match de soccer important.

Une fois les biais identifiés, le chercheur doit ensuite entreprendre une tâche encore plus complexe, soit, trouver un moyen de les corriger. À cet égard, les tests menés par M. Ding ont démontré que les systèmes de contrôle de gestion peuvent modifier les biais liés à l’humeur lors de l’application de la BSC. En particulier, l’introduction d’incitatifs financiers a produit des jugements qui concordaient mieux aux résultats optimaux.

Ces résultats amènent la recherche sur une nouvelle voie et confirment l’importance de lier les études comportementales à la comptabilité. « Auparavant, on croyait que les théories économiques pouvaient tout expliquer, » observe M. Ding. « Une fois que l’on reconnaît que les décideurs sont des êtres humains qui sont influencés par plusieurs critères, des recherches plus approfondies dans des disciplines telles que la finance, la comptabilité, et la gouvernance peuvent prendre forme. »

© 2019 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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