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Par Rania Nasrallah-Massaad

Titulaire d’un doctorat du Boston College, Harshit Rajaiya s’est récemment joint à notre corps professoral en tant que professeur adjoint en finance. Nous l’avons rencontré afin d’en apprendre davantage sur ses recherches dans le domaine de la finance entrepreneuriale.

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier la finance? 

Je m’intéresse aux problèmes, qu’ils soient mathématiques ou concrets. À l’époque où j’ai obtenu mon diplôme, les entreprises en démarrage poussaient comme des champignons en Inde. Certaines s’en sortaient, mais la majorité d’entre elles n’y parvenaient pas. Je me suis donc intéressé aux facteurs qui déterminent les investissements dans les jeunes entreprises et leur succès éventuel. Mon programme de doctorat en finance m’a donné les moyens de comprendre, sur le plan théorique, les actions des individus – par exemple celles des entrepreneurs ou des investisseurs – et les outils empiriques pour poursuivre mes projets de recherche.    

Pourriez-vous nous parler d’une publication récente dont vous êtes particulièrement fier? 

Mon plus récent article porte sur l’impact des évaluations du personnel sur le financement externe et les politiques d’investissement d’une entreprise publique. La croissance fulgurante d’Internet a mené à une prolifération de l’information provenant de sources non traditionnelles, comme les employés autres que les cadres supérieurs et les consommateurs. Dans mon étude, j’analyse le rôle des évaluations sur Glassdoor – faites anonymement, en ligne, par des employés – sur la décision d’une entreprise d’émettre des actions, par opposition à contracter un emprunt, afin d’augmenter le financement externe, ainsi que sur la réaction des marchés financiers sur l’émission de ces actions. Bien que les évaluations sur le site de Glassdoor ne fournissent pas d’informations aussi tangibles que les ratios financiers, elles véhiculent de l’information vague, mais pertinente sur, par exemple, la culture de l’entreprise, ce qui influence les décisions d’une entreprise en matière de financement et d’investissement.   

Comment vos recherches peuvent-elles influencer les communautés d’affaires du Canada?

Mes recherches s’intéressent aux décisions des entreprises publiques en matière de financement externe, au rôle de la propriété intellectuelle dans la réussite des entreprises en démarrage ainsi qu’à celui que jouent les investisseurs en capital de risque et les investisseurs providentiels dans l’écosystème de ces entreprises. Selon mes travaux, la propriété intellectuelle, comme les brevets et les marques de commerce, ne fait pas qu’aider les jeunes entreprises canadiennes à trouver du financement externe et à favoriser leur réussite, elle permet également aux entreprises publiques d’accéder aux marchés boursiers.

De plus, de meilleures évaluations d’employés pourraient aider les entreprises publiques canadiennes à obtenir du financement par actions pour leurs projets. Enfin, les investisseurs (commerciaux ou institutionnels) doivent prendre en considération la propriété intellectuelle d’une entreprise et les avis en ligne avant de prendre des décisions boursières.

© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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