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Namatié Traoré s'est joint à l'École de gestion Telfer pour examiner les moyens de favoriser la commercialisation de l'innovation pour la croissance économique du Canada. Il puisera de sa grande expérience de haut fonctionnaire, de chercheur et de gestionnaire de recherche afin d'explorer la façon dont les politiques publiques peuvent être conçues pour appuyer à la fois les « créateurs de connaissance » et les « utilisateurs finaux » en matière de commercialisation de l'innovation.

« La question de la conception des politiques est centrale pour les gouvernements qui cherchent à diffuser l'innovation dans les entreprises ’à forte intensité technologique », explique M. Traoré, qui est détenteur d'un doctorat de l’Université Laval en analyse des politiques publiques avec spécialisation en économie environnementale. « Quand elles sont bien conçues et fondées sur les faits, les politiques peuvent favoriser des technologies et des innovations tout indiquées pour les ‘utilisateurs finaux.’ Mais ces politiques ont aussi le potentiel d'inciter les ‘créateurs’ à orienter leurs recherches de manière à intéresser ces utilisateurs finaux ».

M. Traoré occupait, jusqu'à tout récemment, le poste de Directeur de la division de l’analyse économique et sectorielle à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Avant de se joindre à AAC, M. Traoré était gestionnaire du programme canadien des statistiques agricoles à Statistique Canada. Il a été, auparavant, Économiste en chef à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), le plus grand organisme canadien de réglementations à vocation scientifique. M. Traoré est l’auteur de plusieurs articles dans des revues avec comité de lecture traitant des systèmes d’innovation, de la commercialisation, du transfert des connaissances et de la protection des propriétés intellectuelles (PIs).

M. Traoré prononcera une conférence sur le paysage institutionnel de la protection des PIs au Canada et les conséquences importantes pour les gestionnaires dans le domaine des entreprises à forte intensité technologique dans le cadre des Séminaires sur la recherche en gestion, à l’École Telfer le 20 novembre. Dans une économie du savoir où des entreprises demeurent concurrentielles en fonction de leurs capacités d’innover, la protection des propriétés intellectuelles (PIs) est devenue un élément central des politiques nationales de développement économique, affirme M. Traoré.

« Certaines innovations sont très fluides; leurs auteurs auront tendance à considérer que les moyens ‘officiels’ de protection de la propriété intellectuelle comme les brevets et les marques de commerce sont irréalistes. Par ailleurs, la motivation des innovateurs n'est pas toujours la même. Certains sont bien plus poussés par la reconnaissance de leurs pairs ou l'excellence académique que par l'argent. Il faut soigneusement examiner la pertinence des outils de protection de la propriété intellectuelle. »

« En fin de compte, un climat propice à l'innovation fournira aux innovateurs des incitatifs à la diffusion de leurs innovations et l’assurance que le savoir crée sera protégé ».

Au-delà de l’explication des implications pour les dirigeants KIBS, M. Traoré présentera les facteurs clés dont il faudra tenir compte lors de la prise des décisions sur la manière de gérer les portefeuilles de PI en utilisant des outils de protection appropriés ».

© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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