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Par Rania Nasrallah-Massaad

La croissance économique du Canada dépend en bonne partie de l’entrée sur le marché du travail des immigrantes et immigrants, lesquels participent grandement à l’essor économique du pays. En outre, en comparaison avec les personnes nées ici, celles nées à l’étranger sont plus nombreuses à se tourner vers l’entrepreneuriat. Toutefois, malgré leur investissement et leurs efforts, la taille de leurs entreprises demeure souvent plus modeste, ce qui s’explique notamment par un manque d’expérience entrepreneuriale au Canada, une méconnaissance des langues en usage ou une absence de réseau social. Mais d’autres facteurs, comme l’augmentation des coûts ou l’accès limité à des ressources financières, entravent également leur succès.

Les personnes immigrantes préfèrent souvent se financer elles-mêmes plutôt que de chercher de l’aide extérieure. Si la plupart des petites entreprises se tournent vers les banques, on peut se demander si le lieu de naissance des demandeurs influence le traitement des demandes de prêts. Par exemple, l’absence d’historique de crédit peut être considérée comme un facteur de risque et se traduire par des taux d’intérêt plus élevés et des conditions plus strictes, ce qui peut décourager les personnes immigrantes et nuire à la croissance de leurs entreprises. Or, il est difficile de déterminer les répercussions exactes du coût et de l’accessibilité du financement sur la croissance des entreprises exploitées par des personnes immigrantes, et de savoir si le fait de vivre au Canada améliore leur connaissance des différentes options et les rend plus susceptibles de solliciter du financement ou si les immigrantes et immigrants bien établis font face aux mêmes défis que ceux et celles qui viennent d’arriver. Une meilleure compréhension de la situation permettrait aux organismes gouvernementaux de bonifier leurs interventions, notamment par des programmes de financement visant à appuyer les entreprises dirigées par des personnes immigrantes et, par le fait même, à soutenir la croissance économique canadienne.

Quels sont les objectifs de cette recherche?

Titulaires d’une subvention de développement Savoir du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) pour étudier l’accès des entrepreneures et entrepreneurs immigrants aux prêts bancaires, la chercheuse postdoctorale Anoosheh Rostamkalaei et le professeur Mark Freel utiliseront une approche longitudinale en vue d’examiner les changements qui s’opèrent avec le temps, de même que le coût et l’utilisation du financement en fonction du temps passé au Canada.

Titre du projet: Immigrant entrepreneurs' access to and the costs of debt financing

À qui profiteront les résultats?

Les résultats mettront en lumière la façon dont les entreprises exploitées par des personnes immigrantes sont financées au fil du temps, et comment cette situation influence leur croissance. Ils permettront aussi aux décideurs et aux organismes gouvernementaux d’adapter leurs façons d’offrir des conseils et du soutien aux immigrants et immigrantes pour les aider à développer leur entreprise. De manière plus générale, cette recherche contribuera également à renforcer l’économie canadienne en favorisant la compétitivité des entreprises et la création d’emplois stables pour les Canadiennes et les Canadiens.


Renseignez-vous sur les subventions de développement Savoir du Conseil de recherches en sciences humaines.

© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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