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par Rania Nasrallah-Massaad

Dans le cadre d’une crise comme celle causée par la pandémie, lorsque l’incertitude économique nous hante tous, les banques et d’autres établissements de crédit sont confrontés à des décisions importantes à propos de leurs stratégies de gestion des risques de crédit et de la mesure de risque qu’ils sont prêts à supporter. Les particuliers et les entreprises d’un bout à l’autre du Canada ressentent le choc économique provoqué par la COVID-19, et l’accès au crédit en passant par les banques est indispensable à leurs chances de réussir. Par exemple, les familles ont besoin de facilités de crédit rapides pour se procurer des aliments et continuer d’effectuer leurs paiements hypothécaires; les petites entreprises, pour garder leurs employés et assurer la reprise de leurs activités après la pandémie.

À la suite de situations comme celle-ci, il est urgent de mieux saisir comment les banques gèrent les risques qui évoluent rapidement, de mieux connaître le seuil de risque acceptable et de savoir quels renseignements peuvent et devraient être divulgués. A-t-on intérêt à divulguer les stratégies de gestion des risques aux investisseurs et aux parties prenantes ? Ce qu’on ne sait pas avec certitude, c’est la façon dont la multitude de règlements de ces établissements influe sur la divulgation des risques de crédit et sur la transparence, de même que sur la relation entre la divulgation et le rendement des banques. Afin d’assurer une reprise financière rapide et complète, puis de favoriser la transparence ainsi que l’efficacité de la circulation de l’information, il est important de scruter la façon dont la divulgation des stratégies de gestion des risques de crédit est structurée. Cela comprend son évolution au fil du temps et d’un pays à un autre, ainsi que son incidence sur le rendement des banques et les mécanismes de gouvernance d’entreprise.

Ce dont traitent les travaux

La professeure Kaouthar Lajili a reçu une subvention de recherche de l’École de gestion Telfer pour étudier l’incidence de la divulgation des risques de crédit sur le rendement des banques. Son projet lui permettra de comparer les effets d’une multitude de règlements sur le risque de crédit au fil du temps, en se concentrant sur les banques canadiennes et italiennes. Elle a l’intention de mettre au point un indice de divulgation des risques de crédit qui pourra aider à évaluer l’exhaustivité, la qualité et la fiabilité de la divulgation des risques de crédit bancaires, puis d’examiner la relation entre cet indice et la gouvernance ainsi que le rendement des banques.

Qui profite de ces travaux

Les travaux de la professeure Lajili contribueront à la documentation sur la divulgation des risques de crédit et sur le rendement des banques, en plus de profiter aux décideurs, aux institutions financières, aux investisseurs et aux universitaires. Son indice de divulgation des risques contribuera à informer les décideurs et les organismes de réglementation concernant les stratégies de divulgation des risques les plus efficaces, ce qui, par ricochet, permettra de maximiser le rendement des banques et d’améliorer les décisions des entreprises.

Interrogée sur le rayonnement éventuel de ses travaux, la professeure Lajili ajoute : « Ces travaux sont importants pour les praticiens et les décideurs, car ils donnent un aperçu de la façon d’établir des pratiques exemplaires dans le but d’évaluer l’exhaustivité et la transparence des exigences de divulgation des risques de crédit ainsi que la conformité des banques. Ils nous aident également à mieux comprendre le degré de conformité et l’évolution de l’harmonisation des communications relatives aux risques de crédit par les banques de pays qui adoptent des normes d’information financière et des règlements bancaires internationaux semblables. »


Renseignez-vous sur les Subvention de recherche de l’École de gestion Telfer.

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