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Par Rania Nasrallah-Massaad

Faites connaissance avec notre nouvelle professeure : Evelyn Micelotta

Evelyn Micelotta a été embauchée à titre de professeure adjointe par l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa. Elle a mené à terme son premier doctorat à l’École polytechnique de Milan et son second, à l’Université de l’Alberta. Nous l’avons interviewée pour en apprendre davantage sur l’orientation de ses travaux de recherche dans le domaine des entreprises familiales.

Avez-vous des raisons personnelles de vous intéresser aux entreprises familiales ?

Je savais que les entreprises familiales représentent un pourcentage très élevé des entreprises partout dans le monde, mais je n’en connaissais pas toutes les facettes marquantes qui méritent d’être étudiées. J’ai appris l’existence de la recherche sur les entreprises familiales dans le cadre d’un cours de doctorat sur le sujet et je contribue depuis à la croissance de ce domaine de recherche. Je suis actuellement une des rédactrices en chef adjointes de la Family Business Review, une des publications savantes de premier plan dans ce champ d’activité. Mes travaux visent essentiellement à bien saisir comment la société et la culture influent sur le comportement et les pratiques des entreprises familiales. En établissant des comparaisons, mes travaux mettent en lumière le caractère unique et les spécificités des entreprises familiales, en plus de montrer que ce que l’on sait sur les autres entreprises ne s’applique peut-être pas intégralement aux entreprises familiales.

Vous avez récemment copublié l’article « When Does the Family Matter? Institutional pressures and corporate philanthropy in China ». Quels sont les faits saillants de cette étude ?

En Chine, le marché et l’État coexistent dans une relation complexe qui rend l’étude de l’incidence du comportement et des pratiques des entreprises particulièrement intéressante. Par exemple, on exerce sur les entreprises chinoises d’intenses pressions pour qu’elles engagent leur responsabilité sociale; en d’autres mots, pour qu’elles s’intéressent davantage aux effets de leurs pratiques d’affaires sur l’environnement, les collectivités et les employés.

Dans cette étude, nous faisons remarquer qu’en Chine les entreprises sont très actives en matière de responsabilité sociale, elles sont tenues de donner de l’argent à des causes sociales. L’engagement des entreprises familiales se compare à celui des entreprises non-familiales dans des activités philanthropiques en raison des attentes de la société et des conventions sociales. Toutefois, les résultats de l’étude laissent entendre que les entreprises familiales sont plus généreuses parce qu’elles se soucient davantage de leur réputation.

Quelles incidences vos travaux peuvent-ils avoir sur les entreprises familiales du Canada ?

J’espère que mes travaux pourront éclairer le secteur public et le milieu des affaires, en particulier les entreprises familiales. En me concentrant sur celles-ci, je peux également mettre en lumière d’importantes dimensions de l’économie canadienne. Fortement intégrées dans leur milieu, les entreprises familiales en viennent souvent à représenter la collectivité elle-même. Dans le contexte canadien, j’ai l’intention de montrer la grande contribution des entreprises familiales à l’économie locale et la façon dont on peut tirer un meilleur parti de ces retombées.

© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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