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Sophia Sountsova
Sophia Sountsova
Étudiante de 4ème année en finance

Certains d’entre nous ont déjà entendu parler du ghosting (de l’anglais ghost, qui veut dire « fantôme ») dans le contexte des fréquentations entre personnes célibataires. C’est une notion assez vague. Si certains définissent le ghosting comme le fait d’interrompre toute forme de communication avec une personne, que l’on ait eu ou non un premier rendez-vous avec elle, d’autres estime qu’on ne peut ghoster quelqu’un qu’après un premier rendez-vous, par exemple en cessant de répondre aux messages texte (probablement par peur de confronter la personne en lui admettant son désintérêt).

Cela dit, dans l’univers des ressources humaines, le ghosting peut désigner tout autre chose : c’est lorsqu’un recruteur cesse de retourner vos appels ou vos courriels après que vous avez effectué plusieurs entrevues.

Selon les recruteurs professionnels, cette pratique constitue un problème croissant. Les candidats qui en font l’objet n’en sont pas très heureux et estiment d’ailleurs que le ghosting est très grossier et non professionnel. Lorsqu’on investit temps et efforts dans la préparation de sa candidature et de son entrevue (quand il n’y a qu’une seule entrevue !), est-il déraisonnable de s’attendre au moins à un bref courriel indiquant que l’entreprise a choisi un autre candidat ?

Certaines entreprises ont adopté des politiques en cette matière : elles communiquent avec chacun des candidats interviewés, mêmes ceux qui n’ont pas été retenus. Naturellement, l’erreur est humaine, et il arrive qu’un gestionnaire omette de faire ses suivis et qu’un candidat ne reçoivent aucune nouvelle. Qu’il s’agisse d’un oubli ou non, vous devriez toujours faire un suivi après une entrevue pour remercier l’employeur de vous avoir reçu. Pour en savoir plus sur le sujet, cliquez ici.

Si un recruteur ne vous répond pas, attendez avant de le relancer. Je vous recommande d’attendre quelques semaines avant d’effectuer un suivi par courriel. Certains suggèrent aussi d’appeler le recruteur pour aller droit au but en disant quelque chose comme ceci : « Bonjour, je m’appelle XYS, et j’appelle au sujet de l’entrevue que j’ai faite pour tel ou tel poste. Je n’ai pas eu de nouvelles depuis, et je me demandais quel était le statut de ma candidature. » On devrait être en mesure de répondre à votre question.

Cependant, il arrive aussi parfois qu’un gestionnaire cesse complètement de répondre aux appels et aux courriels d’un candidat. Je n’irai pas dans les détails : nombre de chercheurs d’emploi déçus et insatisfaits ont des anecdotes à raconter en cette matière. Certains diront qu’un courriel d’un ton passif-agressif est la meilleure solution (voir le message suggéré [en anglais] par Jane Turkewitz [en anglais]). Cela dit, j’estime qu’il vaut mieux attendre huit semaines (à moins que vous soyez convaincu que le processus exigera plus de temps) après l’entrevue, après quoi il est possible de présumer simplement que l’employeur a retenu un autre candidat. Non seulement cet employeur est‑il passé à côté d’un candidat aussi formidable et éduqué que vous, mais il a aussi procédé d’une manière grossière et non professionnelle qui vous a laissé un sentiment d’amertume. Voudriez‑vous vraiment travailler pour une telle entreprise ? Relevez la tête et postulez ailleurs. Vous l’avez échappé belle.


© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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