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Justin Abraham
Justin Abraham
Étudiante de 3e année, MISA

J’ai travaillé comme stagiaire chez Exponent Investment Management après avoir consacré beaucoup de temps et d’énergie à mes demandes d’emploi. J’ai eu énormément de chance d’avoir cette expérience incroyable. J’ai vraiment aimé travailler au sein de cette entreprise et j’y ai beaucoup appris. 

Exponent s’occupe surtout de gérer les portefeuilles de clients à valeur nette élevée et de générer des rendements solides. Ce qui m’étonne encore aujourd’hui, c’est que la taille moyenne de chaque portefeuille était d’environ 1 million de dollars, mais l’entreprise était essentiellement gérée par quelques personnes seulement. Mes deux principaux mentors m’ont aidé avec tout et ils veillaient en tous points à ce qui se passait dans l’entreprise. L’un d’eux effectuait des transactions techniques en arrière-plan tandis que mon autre mentor en faisait un peu, mais veillait surtout à la situation d’ensemble de l’entreprise. C’était une dynamique intéressante parce que je travaillais aussi avec des gens dont le travail était de trouver de nouveaux clients. J’ai vraiment aimé interagir avec eux et apprendre à leurs côtés.

Lorsque j’ai commencé à travailler là, j’étais un peu intimidé. Pour être honnête, je ne savais pas à quoi m’attendre et ce que j’avais à offrir. Comme j’ai commencé à travailler pendant l’année scolaire, je n’avais pas un grand nombre d’heures de travail par semaine, mais mon patron s’est tout de même assuré de m’informer de ce qui se passait dans l’entreprise. Notamment, j’ai appris à utiliser les différents programmes et logiciels Web utilisés pour traiter avec la clientèle, et j’ai appris ce que je ferais spécifiquement dans la compagnie. J’ai aussi acquis un meilleur sens des finances, ce que j’espère continuer à développer et pouvoir mettre en pratique plus tard dans ma vie. J’avais une multitude de tâches minuscules à accomplir. Mais mon patron m’a confié un projet gigantesque qui consistait à maîtriser le VBA (langage de programmation de Microsoft Office). J’ai dû créer un système de conversion qui prenait les données financières brutes des clients à partir d’une base de données en ligne pour les convertir en modèles de présentation fixes dans PowerPoint. Essentiellement, toute l’année scolaire a été consacrée à l’apprentissage de VBA, de façon à ce que je puisse bâtir le système.

C’était extrêmement compliqué, mais j’ai acquis non seulement des compétences en VBA, mais aussi en gestion de projet parce que j’ai décomposé cette tâche gargantuesque en plus petits morceaux. Au fil des jours, je me rapprochais de plus en plus de mon objectif. J’admets qu’il y a eu des jours, des semaines même, où je me heurtais à des obstacles. J’ai dû faire face à un tas de problèmes importants. Notamment, la quantité de données en jeu était énorme; je devais traiter chacune des transactions effectuées sur le compte, y compris les dépôts, les achats et autres types de transactions. Excel a planté de nombreuses fois parce que les données étaient trop volumineuses. J’ai donc dû affiner mon code et le rendre plus efficace, ce qui n’était pas facile. Mais l’avantage avec la programmation, et parallèlement la résolution de problèmes, c’est qu’il y a plusieurs façons d’arriver à une solution.

J’ai finalement réussi à bâtir le système. Lors de ma dernière journée de travail, mon patron m’a emmené dîner chez Harvey’s (un de ses restaurants préférés) et nous avons discuté. Qu’il s’agisse de mes études, ambitions professionnelles ou même des filles, rien ne m’a été aussi utile que les conseils qu’il m’a donnés ce jour-là sur mon travail au sein de l’entreprise. Il m’a dit deux choses. La première était d’être gentil. Avec chaque personne rencontrée. Pour lui, en tant que gestionnaire de portefeuille, tout son établissement repose sur la constitution et le maintien d’une clientèle. Si on est gentil avec des clients potentiels, ils auront un souvenir plus positif de nous et se demanderont même peut-être ce qu’ils peuvent faire pour nous. Comme je suis un grand pessimiste, je dois admettre que c’était un peu difficile à croire. Mais au fur et à mesure qu’il continuait à parler, j’étais plus porté à voir que ça avait du mérite dans le secteur des affaires, quelle que soit l’intention au départ. Depuis, je m’efforce constamment d’accomplir des actes de gentillesse au hasard. Dans notre monde d’aujourd’hui, chacun cherche à obtenir quelque chose en retour après avoir accompli une bonne action, mais ce n’est pas le but du tout à mon avis. Certains d’entre vous qui lisez ces lignes ont probablement, comme moi, de la difficulté avec cela. Je considère toujours tout sous l’angle de l’analyse coûts-avantages et je valorise beaucoup mon temps, mais je dois prendre du recul et faire preuve de spontanéité.

Le deuxième conseil qu’il m’a donné était de ne pas me concentrer uniquement sur mon travail lorsque j’étais au travail. Je pense que j’étais simplement absorbé par mes tâches et je n’étais pas conscient de ce qui se passait autour de moi. Par exemple : j’arrivais et je partais aux heures fixes de mon quart de travail. Je me concentrais uniquement sur ma description de poste et je n’ai rien fait de plus pour échanger avec mes collègues. C’est peut-être en raison de ma personnalité introvertie, mais je m’en suis tenu au strict minimum au travail. Il est impératif d’établir des liens avec ses collègues parce qu’en fin de compte, vous contribuez ensemble à la réussite d’une organisation. Ce sont au final deux précieuses leçons que je veux mettre en pratique à l’avenir dans ma carrière et dans ma vie.


© 2020 École de gestion Telfer, Université d'Ottawa
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