Depuis sa reconnaissance officielle par la Chambre des communes en décembre 1995, à la suite d’une motion présentée par la première Afro-Canadienne élue au Parlement, l’honorable Jean Augustine, le Mois de l’histoire des Noirs au Canada est devenu plus qu’un simple symbole.

En février 2008, le sénateur Donald Oliver, premier homme noir nommé au Sénat, a présenté la motion visant à reconnaître les contributions des Canadiens noirs et à faire de février le Mois de l’histoire des Noirs. Cette motion a été approuvée à l’unanimité et a été adoptée le 4 mars 2008. L’adoption de cette motion a complété la position parlementaire du Canada sur le Mois de l’histoire des Noirs.

Nous, au Centre des carrières de Telfer, avons voulu mettre en lumière les contributions inestimables, les succès remarquables et les parcours inspirants des nombreux étudiants de Telfer issus de la communauté noire qui jouent un rôle clé en façonnant l’avenir de notre société alors qu’ils entreprennent leur cheminement de carrière. Voilà pourquoi nous vous présentons cette semaine trois étudiants de Telfer qui, tous à leur manière, peuvent guider notre réflexion au-delà du Mois de l’histoire des Noirs. Ils ont généreusement accepté de nous faire part de leurs pensées, de leurs espoirs et de leur fierté. Et pour conclure le Mois de l’histoire des Noirs sur une bonne note (sans mauvais jeu de mots), ils ont chacun offert leurs recommandations musicales, littéraires et cinématographiques. Écoutons ce qu’ils ont à nous dire.

 

Yinka Fakunle : La croissance et la perspective en action

Bien que je n’aie pas encore été confrontée au racisme à Telfer, je crois qu’en tant qu’école, qu’organisation et que communauté, nous pouvons et devons faire mieux pour promouvoir l’inclusion. Nous devons être intentionnels dans notre prise de position contre les préjugés raciaux et nous engager à prendre des mesures concrètes. Au-delà du Mois de l’histoire des Noirs, nous sommes noirs toute l’année, et les questions raciales ne s’estompent pas.

Très peu de personnes ont littéralement fait le tour du monde. Yinka Fakunle, étudiante en gestion des technologies d’affaires à Telfer, est l’une d’entre elles. Native du sud-ouest du Nigeria, où elle a grandi, Yinka a d’abord obtenu un diplôme universitaire de premier cycle en comptabilité appliquée de l’École polytechnique fédérale Ado-Ekiti, au Nigeria, avant d’entreprendre un riche parcours professionnel qui l’a conduite à Lagos, le centre économique du Nigeria, puis à Melbourne, en Australie. Forte d’une solide expérience en soutien aux opérations et en gestion des relations avec la clientèle – sans compter son intérêt marqué pour les solutions commerciales fondées sur la technologie – Yinka a décidé de poursuivre sa passion et d’obtenir un second diplôme universitaire, cette fois-ci à l’École de gestion Telfer, à Ottawa, au Canada.

Poursuivant maintenant sa deuxième année à Telfer, elle joue un rôle actif sur le campus en tant que directrice des finances de l’Association des technologies de gestion, et elle s’apprête à entreprendre son premier stage coopératif chez PwC en mai 2022.


Q : Qu’est-ce que le Mois de l’histoire des Noirs signifie pour vous, personnellement, en tant qu’étudiante et professionnelle originaire du Nigeria vivant, étudiant et travaillant au Canada ?

R : « Lorsque je vivais au Nigeria, je ne me suis jamais vue comme étant différente, car je ne faisais pas partie d’une minorité. Maintenant que je vis au Canada, je trouve rafraîchissant de célébrer le Mois de l’histoire des Noirs et d’en apprendre davantage sur les nombreux Canadiens d’origine africaine qui ont contribué à façonner ce pays. Pour moi, le Mois de l’histoire des Noirs est l’occasion de réfléchir au rôle que ces Afro-Canadiens ont joué tout au long de l’histoire, de reconnaître les luttes auxquelles ils ont été confrontés et de célébrer les obstacles que nous, les personnes noires, avons surmontés ensemble. C’est aussi pour moi le moment de m’interroger sur ce que je peux apporter comme contribution en tant que personne noire. »

 

Q : Je présume qu’en tant que professionnelle et étudiante d’expérience ayant vécu sur trois continents différents, vous avez été confrontée à une myriade de défis liés au racisme, mais vous avez également acquis une perspective inégalée. De quoi êtes-vous la plus fière ?

R : « Grâce à mes voyages, à mes rencontres et à mes expériences professionnelles dans divers milieux partout dans le monde, il est vrai que ma perspective a évolué au fil des ans. En tant que personne noire, j’ai toujours eu l’impression de devoir prouver mon apport personnel, plus que mes homologues non noirs. Mes valeurs et mes contributions potentielles ont été remises en question par des personnes qui ne voyaient rien au-delà de la couleur de ma peau. Cependant, en tant que personne noire, j’ai compris qu’il faut plus que de l’espoir et des souhaits pour changer le récit. Aussi me suis-je donné pour mission d’éduquer les gens autour de moi dès que l’occasion se présente. Au lieu d’annuler (cancel) les gens, pourquoi ne pas les sensibiliser ? Au lieu de présumer qu’ils devraient être au courant, pourquoi ne pas les guider dans la bonne direction ? Mon vécu m’a rendue plus empathique envers les autres, et je fais tout mon possible pour en apprendre sur la culture des gens autour de moi et pour voir ces derniers tels qu’ils sont. J’ai appris à écouter. Au cours des trois dernières années, j’ai vécu en toute authenticité. J’affiche fièrement mes cheveux (même si, à ce jour, je dois encore composer de temps à autre avec des personnes qui touchent mes cheveux sans mon consentement ou qui parlent de l’Afrique comme d’un pays !) »

 

Q : Votre retenue face à l’ignorance force le respect. En tant qu’étudiante noire, pouvez-vous nous parler de votre expérience à Telfer ?

R : « En raison de la pandémie, je n’ai pas encore eu l’occasion de m’immerger réellement dans la communauté de Telfer et de faire l’expérience de la vie sur le campus. Bien que je n’aie pas encore été confrontée au racisme à Telfer, je pense qu’en tant qu’école, qu’organisation et que communauté, nous pouvons et devons faire mieux pour promouvoir l’inclusion. Nous devons être intentionnels dans notre prise de position contre les préjugés raciaux et nous engager à prendre des mesures tangibles. Au-delà du Mois de l’histoire des Noirs, nous sommes noirs toute l’année, et les questions raciales ne s’estompent pas. Nous luttons toujours pour être entendus, soit parce que nous nous taisons, soit parce que nos voix sont noyées. Nous devons amener davantage d’anciens étudiants noirs de Telfer sur le devant de la scène et jeter des ponts entre eux et nous, les étudiants. C’est un rôle que j’aimerais personnellement jouer. Je peux être cette personne qui communique son point de vue et son parcours avec les autres. »

 

Q : À quoi aimeriez-vous que les lecteurs réfléchissent alors que le Mois de l’histoire des noirs touche à sa fin, et aussi dans le futur ?

R : « Chacun d’entre nous peut faire sa part individuellement pour influer sur nos décideurs et exiger que ces derniers agissent concrètement. Nous devons passer de l’ignorance à la croissance; nous devons reconnaître nos propres préjugés et nous demander comment nous aimerions être traités si nous étions assis de l’autre côté de la table. À mes pairs non noirs, je dis : “Soyez disposés à écouter vos pairs noirs et à apprendre de ces derniers; intéressez-vous sincèrement à eux et posez‑leur des questions pertinentes; soyez leur voix dans les salles où ils ne peuvent pas être présents afin de défendre leurs intérêts.” À mes pairs noirs, je dis : “Soyez le plus authentique possible. Ne vous excusez pas d’être noirs, et ne vous conformez pas simplement aux attentes des autres quant à la façon dont vous devriez vous présenter; enfin, apprenez à exprimer vos valeurs et ce que vous apportez comme contribution. »

 

Les recommandations littéraires de Yinka

« Les romans L’Autre moitié du soleil et Americanah, de même que la conférence TED The Danger of a Single Story, tous de l’auteure nigériane Chimamanda Ngozi Adichie, considérée par beaucoup comme l’une des voix les plus marquantes de la littérature africaine moderne. Elle décrit ses expériences d’une manière si impudique, sans se poser en victime, et elle incarne son identité noire avec une telle grâce. Je la trouve incroyablement inspirante. »

 

Chris Eliel Yao : se surpasser pour surpasser les préjugés

En milieu universitaire, on pourrait très certainement en faire davantage pour favoriser l’intégration. En tant qu’étudiant international d’Afrique francophone nouvellement arrivé à Telfer, j’ai vraiment dû me faire violence, me poser des défis et “prendre sur moi” pour m’intégrer aux activités étudiantes. Au début, c’est difficile et effrayant, et l’on se sent à la traîne. Et je suis loin d’être le seul étudiant international à penser ainsi. Il faudrait peut-être repenser les initiatives en place et créer des groupes de réflexion composés d’étudiants internationaux, notamment noirs, pour déterminer la meilleure manière de rendre cette clientèle étudiante plus à l’aise dès son arrivée sur le campus.

Communicateur charismatique, collaborateur enthousiaste et travailleur acharné, Chris Eliel Yao est l’une de ces personnes qui ne manquent jamais de vous inoculer leur bonne humeur. Homme de défis, cet étudiant de 4e année en marketing et en gestion internationale ne craint pas les horaires chargés. En plus d’étudier à temps plein, ce jeune professionnel ivoirien travaille comme guide international dans le cadre du Programme de Guide pour les étudiants internationaux de l’Université d’Ottawa et comme ambassadeur du Centre des carrières de Telfer. Il s’attache en outre à perfectionner ses aptitudes en marketing numérique au sein d’une petite entreprise dont les activités font le pont entre Abidjan, la capitale économique ivoirienne, et Gatineau, au Québec.

 

Q : Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être un membre de la communauté noire comme étudiant à Telfer et comme professionnel sur le marché du travail canadien ?

R : « Pour moi, être membre de la communauté noire, ça veut dire en quelque sorte relever un défi. Nous sommes les représentants d’une culture qui fait l’objet de nombreux préjugés et stéréotypes. C’est pourquoi nous devons de faire honneur à notre communauté, la faire briller. Pour y arriver, nous devons nous surpasser. Nous n’avons pas droit à l’erreur. Pour nous distinguer, nous devons exceller, et rien de moins. »

 

Q : C’est sans contredit un fardeau lourd à porter et une charge indue pour les personnes noires. Cette responsabilité, aussi injuste soit-elle, vous a-t-elle apporté quelque chose de positif malgré tout ?

R : « Je suis du genre à voir chaque défi comme une occasion à saisir. Plus une tâche me semble difficile, plus j’y vois une occasion de me dépasser. Cette pression-là, je la canalise pour livrer des résultats. Heureusement, Ottawa n’est pas un milieu raciste où l’on se sent mal. Je ressens la pression de performer, mais l’on reconnaît la qualité de mon travail. »

 

Q : Quelle signification le Mois de l’histoire des Noirs a-t-il pour vous ? Est-ce un moment de commémoration, de célébration, de dénonciation ou de réflexion ?

R : « Un peu tout ça, je dirais. C’est un peu une pause durant laquelle tous les yeux se tournent vers la communauté noire. C’est à la fois une célébration de toutes les luttes que nos ancêtres ont livrées pour nos droits et une occasion de dénoncer les injustices qui persistent. C’est un honneur. Pour un 12e de l’année, on nous donne la parole, on nous écoute. »

 

Q : À 18 ans, vous êtes arrivé seul dans la région d’Ottawa pour y entreprendre vos études de premier cycle. Vous êtes ainsi passé en mode autonomie à la vitesse grand V. Parlez-vous un peu de ce passage accéléré à la vie adulte.

R : « Dans la culture ivoirienne, les enfants demeurent dans le giron de leurs parents très longtemps. Au Canada, on commence à acquérir de l’autonomie beaucoup plus tôt, mais de façon progressive. Ce fut pour moi un apprentissage intensif ! Mais je me suis bien débrouillé. J’ai parfois été confronté à certains comportements racistes, mais dans des circonstances bien précises. »

 

Q : En tant qu’étudiant international à Telfer, pensez-vous que nous pourrions en faire plus pour combattre le racisme et pour promouvoir l’intégration ?

R : « En milieu universitaire, on pourrait très certainement en faire davantage pour favoriser l’intégration. En tant qu’étudiant international d’Afrique francophone nouvellement arrivé à Telfer, j’ai vraiment dû me faire violence, me poser des défis et “prendre sur moi” pour m’intégrer aux activités étudiantes. Au début, c’est difficile et effrayant, et l’on se sent à la traîne. Et je suis loin d’être le seul étudiant international à penser ainsi. Il faudrait peut-être repenser les initiatives en place et créer des groupes de réflexion composés d’étudiants internationaux, notamment noirs, pour déterminer la meilleure manière de rendre cette clientèle étudiante plus à l’aise dès son arrivée sur le campus. »

 

Q : De quelle réalisation êtes-vous le plus fier sur le plan professionnel ou académique ?

R : « En plus de m’être joint au Programme des ambassadeurs du Centre des carrières, je suis devenu guide international. Je suis pour ainsi dire “responsable” des étudiants d’Afrique francophone, qui sont plus d’une centaine ! Je me reconnais en eux, et je peux les guider dans leur cheminement. Cela me rend très fier. »

 

Premier petit-fils de sa famille à traverser l’Atlantique pour faire des études en Amérique, Chris est animé d’un profond désir de réussite. Cet ambassadeur du Centre des carrières est aussi, pour ainsi dire, l’ambassadeur de toute une famille qui fonde beaucoup d’espoirs en lui. Une autre lourde responsabilité, certes, mais qui, de son propre aveu, lui confère de la force. « Bien que je ressente constamment la pression de réussir, je suis conscient que l’échec est une occasion de grandir. Pour quiconque sait se relever et persévérer face à l’échec, rien n’est impossible ! »
 

Les recommandations littéraires et motivationnelles de Chris

« Le poème Afrique mon Afrique de l’auteur franco-sénégalais David Diop, à lire absolument, et le roman autobiographique L’enfant noir (1953) de l’auteur guinéen Camara Laye. J’aime aussi les écrits et les paroles du pasteur Michael Todd, auteur de CRAZY FAITH (succès de librairie du New York Times), qui aborde des thématiques universelles et dont les propos me donnent beaucoup de force. »
 

Rakina-Belle Laryea : Diriger avec le sourire

Dans le monde d’aujourd’hui, nous devons TOUS travailler d’arrache‑pied pour réussir, quelle que soit notre race. La différence est qu’en tant qu’étudiants noirs, nous portons déjà cette motivation en nous. Bien que nous puissions considérer ce devoir additionnel d’exceller comme un fardeau injuste, je choisis de le voir comme un avantage. Parce qu’en fin de compte, si vous ne travaillez pas avec ardeur, si vous ne cherchez pas à vous dépasser, si vous ne retroussez pas vos manches, la vie vous passera sous le nez.

Ce qui m’a frappée le plus lorsque j’ai rencontré Rakina-Belle pour la première fois (au-delà de son sourire communicatif), c’est son assurance, son aplomb et sa motivation hors du commun. Et lorsqu’on l’interroge sur la petite entreprise qu’elle a fondée lorsqu’elle a dû retourner dans sa ville natale d’Accra, au Ghana, en raison de la pandémie, on se rend vite compte que cette étudiante en troisième année de gestion internationale est une entrepreneuse dans l’âme. Parfaitement bilingue en français et en anglais du fait de ses origines ivoiriennes et ghanéennes, Rakina-Belle est un exemple brillant de ce que la diversité culturelle, combinée à une généreuse dose d’ingéniosité, de talent et de détermination, peut produire.

Après avoir créé au Ghana un marché de niche pour l’attiéké, un couscous de manioc ivoirien qui est aussi polyvalent que délicieux (et sans gluten !), et avoir mis sur pied sa propre entreprise d’emballage et de distribution, qu’elle a réussi à maintenir et à faire croître tout au long de la pandémie, Rakina-Belle est retournée à Ottawa pour relever un autre défi professionnel : un poste de coordonnatrice de la chaîne d’approvisionnement chez PepsiCo Canada Aliments. Chef de file naturelle douée pour la résolution de problèmes, elle a immédiatement dépassé sa description de tâches et s’est associée à d’autres étudiants coop pour s’attaquer au gaspillage alimentaire en amont de la chaîne de production. Ai-je mentionné que c’est une jeune femme motivée ?

 

Q : Quelle signification le Mois de l’histoire des Noirs revêt-il pour vous, personnellement ?

R : « Pour moi, le Mois de l’histoire des Noirs, c’est d’abord et avant tout une célébration de nos racines et du progrès accompli. En dépit des nombreux exemples de racisme institutionnel qui sont ancrés dans les lois et les réglementations et qui touchent le logement et l’éducation, pour ne citer que ces deux domaines, nous devons prendre du recul pour apprécier et célébrer le chemin parcouru grâce aux efforts et aux sacrifices de nos ancêtres. Ce que j’ai pu vivre lorsque j’étais étudiante de première année à Telfer, soit faire partie d’un groupe de camarades de toutes les ethnicités, n’aurait pas été possible il y a quelques décennies. Nous devons nous rappeler qu’à un certain moment dans l’histoire canadienne, les étudiants noirs n’avaient tout simplement pas les mêmes droits que les étudiants non noirs. Les occasions que je suis en mesure de saisir aujourd’hui à Telfer et les démarches que je peux prendre pour bâtir ma réussite et mon avenir constituent un legs pour lequel mes ancêtres se sont battus, et qu’ils ont souvent payé de leur vie. C’est pourquoi le Mois de l’histoire des Noirs est pour moi une célébration. Nous avons encore du travail à faire, certes, mais cela demeure néanmoins une célébration. »

 

Q : D’autres étudiants noirs ont parlé de la pression indue qu’ils subissent et qui les contraint à surpasser leurs homologues non noirs, simplement pour être considérés comme leurs égaux. Pouvez-vous nous faire part de votre point de vue sur la question ?

R : « En grandissant, l’une des phrases les plus populaires que j’ai entendues était qu’en tant que personne noire, il faut travailler deux fois plus, voire trois fois plus. Dans le monde d’aujourd’hui, nous devons TOUS travailler d’arrache-pied pour réussir, quelle que soit notre race. La différence, c'est que comme étudiants noirs, nous portons déjà cette motivation en nous. Bien que nous puissions considérer ce devoir additionnel d’exceller comme un fardeau injuste, je choisis de le voir comme un avantage. Parce qu’en fin de compte, si vous ne travaillez pas avec ardeur, si vous ne cherchez pas à vous dépasser, si vous ne retroussez pas vos manches, la vie vous passera sous le nez. Ce qui est génial, c’est que pour la plupart d’entre nous, étudiants noirs, ne pas réussir dans la vie n’est même pas une option. »

 

Q : Alors que le Mois de l’histoire des Noirs tire à sa fin, y a-t-il une chose à laquelle vous aimeriez que nous réfléchissions, en tant que membres de la communauté de Telfer, maintenant et dans le futur ?

R : « J’invite tous ceux et celles qui ne font pas partie de la communauté noire à prêter une oreille attentive à une personne noire. Écoutez vos amis noirs et soyez attentifs à leurs récits. Renseignez‑vous et portez attention à ce que vivent les personnes noires autour de vous. »

 

Les recommandations de Rakina-Belle

« Toute œuvre du producteur, réalisateur, acteur, scénariste, dramaturge, auteur, compositeur, entrepreneur et philanthrope de renommée mondiale Tyler Perry, dont le parcours est tout simplement remarquable. Il a bâti sa carrière à partir de rien, devenant ainsi l’une des figures les plus marquantes du paysage culturel américain actuel. Et bien sûr, la formidable série Self Made: Inspired by the Life of Madam C.J. Walker (2020). À la fois philanthrope et militante sur les plans politique et social, l’entrepreneuse afro-américaine C.J. Walker est considérée comme la première femme millionnaire indépendante d’Amérique. »

Dans une volonté de poursuivre des efforts continus, l’École de gestion Telfer prend très au sérieux les initiatives en matière d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI). L’École dispose d’ailleurs d’un comité EDI qui cherche des moyens d’améliorer l’expérience des étudiants, du personnel et du corps professoral à Telfer. On compte notamment de nouveaux cours axés sur la diversité et l’inclusion et un concours de cas EDI aux études supérieures. Des chercheurs s’efforcent en outre de se pencher sur les complexités en matière d’EDI. Il s’agit d’une question complexe qui doit être abordée au fil du temps, et nous accueillons les voix des étudiants qui veulent nous aider à aborder l’EDI en tant que communauté.